Cabo Verde / No stress !

November 12, 2016

 

En larguant les amarres à Gran Canaria, nous savions que cela voulait dire adieu à l'Europe en vogant vers de nouvelles aventures. Rapidement, la vue d'une baleine et son souffle puissant nous ont remis en mode traversée. Par vent fort et régulier de 25 à 35 noeuds, 2 à 3 ris dans les voiles, de hautes vagues croisées et remuantes les premiers jours, puis plus régulières et dans le bon sens ensuite, Isolablue a rejoint les îles du Cap Vert en 6 jours sans jamais faire entendre le ronron de ses moteurs. Lolo nous pêché une Bonite (petit thon) et trois belles dorades Coryphènes, de quoi manger pendant plusieurs jours. Durant les nuits le scintillement des étoiles et le rayonnement lunaire sur l'Atlantique sans autre pollution lumineuse nous émerveille comme des enfants devant un sapin de noël. Annonçant l'imminence de la terre ferme, une bande de dauphins nous ont accompagnés avec de grands sauts dans l'air puis à quelques  miles au large des côtes , nous avons vu un groupe de globicephales , une sorte de dauphins géants en robe noire avec de grandes têtes sphériques, majestueusement dirigés par un gros animal de plus de 6 mètres de long. En jetant l'ancre dans la baie de Palmeira sur l'île de Sal au bout de 6 1/2 jours, nous étions épuisés mais heureux.

 

Après une journée de repos, nous avons fait la connaissance du sympathique Jaques, propriétaire de Ty Baloo un beau monocoque en aluminium. Ex ingénieur de centrale nucléaire en France, il nous a gentiment aidé à résoudre un problème avec le générateur. Nous nous sommes aussi liés d'amitié avec l'équipage d' Alizé, Jean-Pierre et Helène. Jair, un sympathique autochtone est venu à notre rencontre sur sa barque de pêche peinte en rouge nous demander  si nous avions besoin de lui comme Taxiboot ou pour tout autre service. Tous les 5 (Jean-Pierre, Hélène, Jaques, Lolo et moi) montons à son bord et mettons pied à terre dans le beau village de Palmeira pour faire les formalités d'entrée et quelques achats de frais. Nous avons visité l'île plate de Sal, avec ses’ plages turquoises, son ancienne Saline, ses falaises volcaniques refroidies et ses petites oasis. Le nom Sal vient de son ancienne richesse, le sel, qui a été commercialisé dans le monde entier. Les habitants  du Cap-Vert sont très charmant, les multiples facettes du paysage fantastiquement belles. L'ambiance est magique et souvent très musicale. La cousine de Jair nous a préparé avec amour une Cachupa, plat national, sorte de ragoût savoureux avec du maïs des haricots et un peu de légumes. De quoi remplir abondamment nos estomacs.  Encore une Strela par dessus ,bière locale qui signifie étoile et la soirée semblait merveilleuse.

 

Une semaine sur l'île de Sal et il est temps pour nous de rejoindre Sao Nicolau puis Mindelo sur l'île de Sao Vincente où nous accueillons nos hôtes en provenance de Suisse, Eva et Gilles les sportifs qui ont fait escale à Lisbonne pour participer au marathon. 

Pendant la traversée, nous sommes accompagnés par un groupe de dauphins et surpris de voir passer une raie Manta à quelques centimètres d'Isolablue.

Leurs vacances commencent le lendemain par une visite de l'île montagneuse et boisée de Sao Antao. La végétation tropicale, les pluies et la présence d'eau souterraine en grande quantité font de Sao Antao le plus grand producteur agricole du Cap-Vert. 

Pendant que Laurent, terrassé par une "tourista" est resté sur Isolablue à Mindelo tout en s'occupant du remplacement nécessaire de nos batteries, Eva, Gilles et moi avons traversé en ferry le canal étroit de Sao Vicente où le vent souffle fortement en raison de l'effet venturi entre les deux hautes îles. J'avais lu sur internet que des calmars géants étaient une menace pour les ferries, ce qui est difficilement concevable mais nous à bien fait rire pendant tout le séjour d'Eva et Gilles ! Avec un Aluguer (taxi collectif local) nous sommes arrivés vers Cova Crater qui est utilisé pour l'agriculture, point de départ d'une belle randonnée sur le cratère circulaire, nous grimpons jusqu'au point de vue imprenable sur la Ribeira do Paul. Pics déchiquetés, arêtes tranchantes et profondément incisée d'un côté, canyon vertigineux de l'autre récompensent notre ascension. La longue descente du chemin de briques serpente lentement dans un bain de brouillard jusque dans la vallée. Le petit port de pêche, Punta do Sol avec ses bateaux en bois colorés, est notre prochaine destination. Situé à côté de l'ancien aérodrome, nous avons apprécié un délicieux dîner dans un restaurant français. Le lendemain, nous avons fait une randonnée à Fontainhas. Ce petit village de montagne est comme collé sur une crête de montagne, entouré de champs en terrasses. Une expérience inoubliable.

 

Retour à Mindelo, Laurent a fait les formalités portuaires pour notre départ. Nous naviguons d'abord vers la Baia de Sao Pedro, au sud de Sao Vincente et ensuite jusqu'à la petite île inhabitée de Santa Luzia, avec ses plages de sable blanc. 

Eva et Gilles, dirigés par Laurent plongent presque tous les jours dans les eaux chaudes du Cap-Vert. Avec la fin de la saison des pluies, la visibilité sous l'eau l'est pas exceptionnelle, mais la variété de poissons et des paysages sous-marins a ravi nos hôtes à chaque plongée. Tortues, raies, poissons perroquets, murènes, requin dormeur et toutes sortes de poissons tropicaux sont observés par nos plongeurs. Laurent étant instructeur PADI, Gilles en profite pour passer son Advanced avec brio ! 

 

Notre voyage a continué vers Sao Nicolau, île d'origine volcanique et traversée par une chaîne de montagnes. Nous avons ancré au large du port de pêcheurs de Tarrafal. Là, le moteur de Junior (notre annexe) devient têtu et refuse de démarrer. Un bateau de pêche plein de garçons remorque  Junior à terre ou l'on essaie de réparer le moteur. (Eau dans l'essence, joint manquant, starter hs) Le problème n'a pas été complètement résolu et sans solution raisonnable, nous avons navigué vers Boavista, qui peut être traduit comme belle vue. 

Cette île plate, pleine de dunes de sable avec de longues plages désertes sur des kilomètres est une vraie piscine et un paradis pour la plongée. Dans la soirée, nous avons eu une invasion de criquets à notre ancrage dans la Baia de Santa Monica, des centaines de bêtes attirées par les lumières d'Isolablue.

 

Au cours de la dernière traversée vers l'île de Sal nous sommes accompagnés par un groupe de dauphins pendant quelques miles au grand ravissement d'Eva. Avant chaque plongée, Laurent va vérifier l'ancrage et les conditions sous l'eau. Visibilité, courant etc... En face de Santa Maria, le courant était si fort que Laurent rate le bout spécifiquement attaché à Isolablue, n'arrivant pas à nager à contre courant, il dérive vers le large. Eva, Gilles et moi avons fait face, à la perfection et effectué une manœuvre de récupération d'homme à la mer comme dans les manuels !  Nous étions tous heureux d'avoir notre capitaine de retour à bord d'Isolablue. 

Après deux semaines, le temps des vacances à bord touche lentement à sa fin pour Eva et Gilles. Nous retournons à Palmeira, notre port d'arrivée au Cap-Vert pour passer le dernier jour à Santa Maria et nous rafraîchir dans les eaux cristallines et bleu turquoise. Nous avons partagé des souvenirs et des expériences merveilleuses avec Eva et Gilles et étions tous un peu triste de nos adieux. Une dernière étreinte et nous souhaitons à nos hôtes un bon retour en Suisse.

 

Nous sommes prêts pour le voyage à la direction sud Maio, Santiago, Fogo et Brava ....

 

 

Quelques chiffres:

 

Pêche: 2 grandes bonites , 3 belles dorades coryphene, heureusement, nous avons le Roi de la pêche à bord!

Avaries:  nouvelle batterie du générateur, la révision du moteur d'annexe

Nous avons bénéficié du séjour du port de Mindelo pour échanger nos batteries et de vérifier les haubans

Navigation: l'effet venturi entre les îles du Cap-Vert est aussi très impressionnant

Décision: Nous devons visiter les îles du sud du Cap-Vert!

 

 

 

Als wir die Leinen in Gran Canaria loslegten, wussten wir dass dies Abschied nehmen von Europa  bedeutete und wir neuen Abenteuern entgegen segeln. Das Luftspuken und der Rücken eines Wales wischte uns diese Gedanken schnell weg. Ein starker, regelmässiger Wind zwischen 25 bis 35 Knoten erlaubte uns die Segel mit ein oder mehreren Reffen zu setzen und Isolablue konnte ohne Motorenlärm die Kapverdischen Inseln erreichen. Hohe Wellen schaukelten uns während den ersten Tagen in alle Richtungen, wurden danach jedoch regelmässiger. Lolo fischte uns während der Überfahrt einen Bonito (kleinen Thunfisch) und drei schöne Doraden. Während der Nacht bestaunten wir den Sternenhimmel, welcher ohne Lichtverschmutzung wie ein Weihnachtsbaum funkelte und die Mondbestrahlung über dem Atlantik. Eine Delfin-Bande begleitete uns mit grossen Sprüngen in die Luft und kündigten das bevorstehende Festland an. Einige Seemeilen vor Land sahen wir eine Gruppe Pilotwale, eine Art riesiger Delfine in schwarzem Gewand mit grossen, kugelförmigen Köpfen, majestätisch angeführt von einem Leittier welches ungefähr 6 Meter lang war. Als wir nach 6 1/2 Tagen den Anker in der Bucht von Palmeira auf der Insel Sal herunterwarfen, waren wir sehr froh und Hundemüde. 

 

Wir machten die Bekanntschaft des sympathischen Jaques, der Bootsbesitzer von Ty Baloo. Er arbeitete als Kernkraftwerk-Ingenieur in Frankreich und half uns ein Problem mit dem Generator lösen. Wir knüpften ebenfalls Freundschaft mit der Besatzung des Bootes Alizé, Jean-Pierre und Helène. D’Jay, ein freundlicher Einheimische, kam uns auf seinem rot gestrichenen Fischerboot entgegen und erkundigte sich ob wir Taxiboot- oder sonstigen Service benötigten. Wir profitierten von seinem Angebot und alle 5 zusammen (Jean-Pierre, Helène, Jaques, Lolo und ich) liessen uns an den Hafen von Palmeira fahren. Wir besichtigten die flache Insel Sal, mit seinen türkisblauen Sandstränden, seiner ehemaligen Saline, seinen erkalteten Vulkankliffen und seinen kleinen Oasen. Der Name Sal kommt von seinem einstigen Reichtum, dem Salz, welches weltweit vermarktet wurde. Wir entdeckten die kapverdischen Einwohner als sehr liebenswert, die vielseitigen Facetten der Landschaft traumhaft schön und genossen die verzaubernde, oft musikalische Ambiente sehr. D’Jay’s Cousine bereitete uns liebevoll das Nationalgericht Cachupa, ein schmackhafter Eintopf mit Mais, Hülsenfrüchten und Gemüse zu. Diese Speise füllte ausgiebig unsere Mägen. Dazu ein einheimisches Bier Strela, was Stern bedeutet, und der Abend erschien uns wunderbar. 

 

Nach einer Woche Aufenthalt auf der Insel Sal führte es uns weiter nach Sao Nicolau und schliesslich nach Mindelo auf der Insel Sao Vincente, wo wir auf unsere Gäste aus der Schweiz, Eva und Gilles, warteten. Während der Überfahrt begleitete uns eine Delfingruppe und mit Erstauen erblickten wir eine Manta-Roche welche einige Zentimeter neben Isolablue vorbei schwamm. Unsere Sportsfreunde, Eva und Gilles kamen direkt aus Lisbon, wo sie den Marathon, respektive den Semi-Marathon gelaufen sind. Ihre Ferien begannen bereits am nächsten Tag mit der Besichtigung der nördlichsten, gebirgigsten und waldreichste Kapverdischen Insel, Sao Antao. Dank des grossen Grundwasservorkommens und der tropischen Vegetation ist Sao Antao der grösste Landwirtschaftsproduzent von Kap Verde. Ein Tourista-Virus zwang Laurent auf der Isolablue in Mindelo zu verbleiben und sich um den notwendigen Austausch unserer Batterien zu kümmern. Eva, Gilles und ich überquerten mit der Fähre den engen Kanal von Sao Vicente wo der Wind wegen des Düseneffekts zwischen den zwei hohen Inseln stark fegt. Ich hatte auf Internet gelesen, dass gigantische Tintenfische eine Gefahr für die Fähren wären. Dies ist schwerlich Vorstellbar und wir mussten uns während den Ferien von Eva und Gilles mehrmals darüber lustig machen. Mit einem Aluguer, dem hier üblichen Verkehrsmittel und Sammeltaxi, fuhren wir aufwärts Richtung Cova-Krater. Wir wanderten am kreisrunden Krater, welcher landwirtschaftlich genutzt wird, entlang und stiegen hoch bis sich der atemberaubende Ausblick auf die Riberia do Paul öffnet. Der zerklüftete Gipfel mit seinem scharfkantigen Grate auf einer Seite und die tief eingeschnittene, schwindelerregende Schlucht auf der anderen Seite belohnte unseren Aufstieg. Der Abstieg führte uns entlang dem gemauerten Serpentinenpfad langsam in ein Nebelbad herunter in den Talkessel. Der kleine Fischerhafen, Punta do Sol mit ihren bunten Holzbooten, war unser nächstes Reiseziel. Gleich neben dem ehemaligen Flugfeld genossen wir ein vorzügliches Nachtessen in einem französischen Restaurant. Am nächsten Tag wanderten wir weiter nach Fontainhas. Dieses kleine Bergdorf wirkt wie angeklebt auf einer Bergrippe, umrahmt von Terrassenfeldern. Ein unvergessliches Erlebnis. 

 

Zurück in Mindelo, erledigte Laurent die Hafenformalitäten für unsere Abfahrt, zuerst in die Baia de Sao Pedro, im Süden von Sao Vincente und nachher auf die kleine, unbewohnte Insel Santa Luzia mit ihren hellen Sandstränden. Angeführt von Laurent, tauchten Eva und Gilles fast jeden Tag in den warmen, kapverdischen Gewässern. Mit dem Ende der Regenzeit war die Sichtweite Unterwasser nicht hervorragend, die Fischvielfalt und Unterwasserlandschaft entzückten jedoch unsere Gäste bei jedem Tauchgang. Wasserschildkröten, Stachel-Rochen, Papagaienfische, Muränen, einen Schläferhai und eine Vielfalt von weiteren Fischen entdeckten unsere Taucher. In seiner Rolle als PADI Instruktor unterstützte Laurent Gilles bei der Vorbereitung des Advanced Zertifikates, welches er mit Brio absolvierte. 

 

Unsere Reise ging weiter nach Sao Nicolau. Auch diese Insel ist von vulkanischem Ursprung und wird von einer Gebirgskette durchzogen. Wir ankerten vor dem Hafen des Fischerdorfes Tarrafal. Der Motor unseres Beibootes Junior sprang nur noch stotternd und störrisch an und wir versuchten mechanische Hilfe zu finden. Ein Fischerboot voller Jungs schleppte Junior an Land und der Motor wurde gereinigte.  Das Problem war noch nicht vollkommen gelöst, es hatte Wasser im Benzin und jetzt rann auch noch der Benzinschlauch. Ohne vernünftige Lösung für Junior segelten wir weiter Richtung Boavista, was mit schöner Anblick übersetzt werden kann. Diese flache Insel, voller einsamen Dünen, glasklarem Meer an kilometerlangen, menschenleeren Sandstränden ist ein Bade- und Tauchparadies. Am Abend hatten wir eine Heuschrecken Invasion an unserem Ankerplatz in der Baia de Santa Monica, zu Hunderten waren die Biester vom einzigen Licht weit und breit auf der Isolablue angezogen. 

 

Während der letzten Überquerung zur Insel Sal begleitete uns eine Delfingruppe für einige Seemeilen zur grossen Begeisterung von Eva. Bei einem Testtauchgang vor Santa Maria war die Strömung so stark, dass Laurent die speziell an Isolablue befestige Leine im Wasser verpasste und es ihm unmöglich war zurück an Bord zu schwimmen. Eva, Gilles und ich meisterten mit Perfektion das Rettungsmanöver « Man over board » und wir waren alle froh, unseren Kapitän wieder auf der Isolablue zu haben. Nach zwei Wochen Aufenthalt auf der Isolablue kamen die Ferien von Eva und Gilles langsam zu ihrem Ende und wir steuerten wieder Palmeira an, unseren Ankunftshafen in Kap Verde. Den letzten Ferientag verbrachten wir in Santa Maria und erfrischten uns im glasklaren, türkis-blauen Wasser. Wir teilten wunderschöne Erinnerungen und Erlebnisse mit Eva und Gilles und waren alle etwas traurig über unseren Abschied. Eine letzte Umarmung und wir wünschten unseren Gästen eine gute Rückreise in die Schweiz. 

 

Wir sind bereit für die Weiterreise in den Süden Richtung Maio, Santiago, Fogo und Bravo….

 

 

Einige Zahlen:

 

Angeln: 2 grosse Bonito, 3 grosse Doraden, zum Glück haben wir den Fischerkönig an Bord !

Schaden: Batterie des Generators, Revision des Beiboot-Motors

Wir profitierten vom Hafenaufenthalt in Mindelo unsere Batterien auszutauschen und die Wanten zu überprüfen 

Navigation: der Düseneffekt zwischen den Kapverdischen Inseln ist ebenfalls sehr eindrücklich

Beschluss: wir müssen die südlichen Kapverdischen Inseln besuchen !

 

 

 

When we left Gran Canaria, we knew that this meant our farewell to Europe and we were sailing for new adventures. The windmill and the back of a Wale wiped away quickly these thoughts. A strong, regular wind between 25 to 35 knots allowed us to sail with one or more reefs and Isolablue could reach the Cape Verde Islands without engine noise. High waves rocked us during the first days in all directions, but thés became more regular afterwards. Lolo fished us during the crossing a Bonito (small tuna) and three beautiful Dorades. During the night, we gazed at the starry sky, which glittered like a Christmas tree without light pollution and the moonlight above the Atlantic. A dolphin-band accompanied us with big jumps into the air and announced the imminent mainland. A few nautical miles off shore, we saw a group of pilot whales, a kind of giant dolphins in black robes, with large spherical heads, majestically ledded by a big animal about six meters long. When, after 6 1/2 days, we dropped the anchor in the bay of Palmeira on the island of Sal, we were very glad and more than tired.

 

We made the acquaintance of the sympathetic Jaques, the boat owner of Ty Baloo. He worked as a nuclear power plant engineer in France and helped us solve a problem with the generator. We also made friends with the crew of the boat Alizé, Jean-Pierre and Helène. D'Jay, a friendly local, came to meet us on his red-painted fishing boat and inquired whether we needed taxis or other services. We benefited from his offer and all five together (Jean-Pierre, Helene, Jaques, Lolo and I) let us drive to the port of Palmeira. We visited the flat island of Sal, with its turquoise blue sandy beaches, its former saline, its cooled volcanoes and its small oases. The name Sal comes from its former wealth, the world-wide marketed salt. We discovered the Cape Verdean inhabitants as very adorable, the varied facets of the landscape beautiful and enjoyed the enchanting, often musical ambience very much. D'Jay's cousine prepared us the national dish Cachupa, a delicious stew with corn, legumes and vegetables. This food filled our stomachs extensively. In addition a local beer Strela, which means star, and the evening seemed wonderful.

 

After a week's stay on the island of Sal, we went on to Sao Nicolau and finally to Mindelo on the island of Sao Vincente, where we were waiting for our guests from Switzerland, Eva and Gilles. During the crossing, a group of dolphins accompanied us and with surprise saw we a Manta ray, which floated a few centimeters near Isolablue. Our sportsfriends, Eva and Gilles came directly from Lisbon, where they ran the marathon and the semi-marathon. Their holiday began with the visit of the most northern, mountainous and forested Cape Verdean island, Sao Antao. Thanks to the large amounts of groundwater and tropical vegetation, Sao Antao is the largest agricultural producer of Cape Verde. A tourist virus forced Laurent to remain on Isolablue in Mindelo and to take care of the necessary exchange of our batteries. Eva, Gilles and I crossed the narrow canal of Sao Vicente by ferry, where the wind sweeps strongly because of the gusting effect between the two high islands. I had read on the internet that gigantic squids were a danger to the ferries. This is difficult to imagine and we laughed a lot about this during the holidays of Eva and Gilles. With an Aluguer, the usual means of transport and common bus, we drove upwards to the  Cova crater. We walked along the circular crater, which is used for agriculture, and climbed up to the breathtaking view over the Riberia do Paul. The jagged summit with its sharp-edged ridge on one side and the deep-cut, dizzying gorge on the other side rewarded our ascent. The descent  led us along the walled serpentine path into a misty bath in the talkel. The small fishing port, Punta do Sol with its colorful wooden boats, was our next destination. Right next to the former airfield we enjoyed an excellent dinner at a French restaurant. The next day we went on to Fontainhas. This small mountain village looks as if it is glued on a mountain, surrounded by terraces. An unforgettable experience.

 

Back in Mindelo, Laurent did the port formalities for our departure, first to the Baia de Sao Pedro, in the south of Sao Vincente and then to the small, uninhabited island of Santa Luzia with its bright sandy beaches. Led by Laurent, Eva and Gilles dived almost every day in the warm, Cape Verdean waters. With the end of the rainy season the underwater visibility was not outstanding, but the fish diversity and underwater landscape delighted our guests with every dive. Turtles, parrots, eagallia fish, moray eels, a sleeper shark and a variety of other fishes were discovered by our divers. In his role as PADI instructor, Laurent supported Gilles to the preparation of his Advanced Certificate, which he completed with brio.

 

Our journey continued to Sao Nicolau. Also this island is of volcanic origin and is traversed by a mountain chain. We anchored in front of the port of the fishing village Tarrafal. The engine of our dinghy Junior jumped stutteringly and stubbornly and we tried to find mechanical help. A fishing boat full of guys dragged Junior ashore and the engine was cleaned. The problem was not solved yet, it had water in the gasoline and now ran also the gasoline hose. Without a reasonable solution for Junior, did we sail further towards Boavista, which can be translated with beautiful sights. This shallow island, full of secluded dunes, glas-clear sea with kilometers of miles of sandy beaches, is a bathing and diving paradise. We had a grasshopper invasion in the evening at our anchorage in the Baia de Santa Monica, hundreds of this beasts were attracted by the only light far around on Isolablue.

 

During the last crossing back to the island of Sal, a group of dolphins accompanied us for some nauticam miles, to the great enthusiasm of Eva. During a test dive in front of Santa Maria, the current was so strong that Laurent missed the rope, which was pulled into the wather and specially attached on Isolablue, making it impossible for him to swim back on board. Eva, Gilles and I mastered the maneuver "Man overboard" with perfection and we were all glad to have our captain on Isolablue again. After two weeks of stay on Isolablue, the holidays of Eva and Gilles slowly came to an end and we headed back to Palmeira, our port of arrival in Cape Verde. We spent the last holiday in Santa Maria and refreshed ourselves in the crystal-clear, turquoise-blue water. We shared wonderful memories and experiences with Eva and Gilles and were all a bit sad about our departure. A last hug and we wish our guests a good return trip to Switzerland.

 

We are ready for the journey to the south direction Maio, Santiago, Fogo and Bravo ....

 

 

Some numbers:

 

Fishing: 2 big bonito, 3 big dorades, fortunately we have the king of the fishers on board!

Damage: battery of the generator, revision of the dinghy engine

We benefited from the port stay in Mindelo to exchange our batteries and check the shrouds

Navigation: the gusting effect between the Cape Verde Islands is also very impressive

Decision: we must visit the Cape Verde Islands in the south!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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