Douceurs Caraïbes / Süsses Leben der Karibik

Non, nous ne nous sommes pas laissés envahir par la torpeur tropicale depuis notre dernier post mais avons été passablement occupés par nos visiteurs et la découverte des îles ! Alors pour rattraper ça, voici un peu de lecture…

Nous avons longtemps attendu le vendredi 13 Janvier. Pas par superstition, on ne dit rien quand les amoureux se donnent du mon “animal aux grandes oreilles“ à bord, mais ce jour-là nous attendions avec impatience la première visite d'Alex, le fils de Lolo, sur Isolablue. Le même jour arrivait aussi Jean Claude, ami de Mitch, rencontré à Port Pin Rolland dans le sud de la France. C’est plein de joie que nous sommes retournés au bateau où nos nouveaux visiteurs ont emménagé dans leurs cabines et nous leurs avons servi un Planteur bien mérité avant des ribs grillés. Déjà le lendemain matin nous quittions le port du Marin pour une journée de repos et de baignade à Sainte Anne. Par 30 degrés de chaleur ambiante, nous avons apprécié la fondue apportée par Alex pour ensuite nous rafraîchir en sautant dans une mer à 27.

Le premier arrêt de ce voyage à la voile vers les îles Grenadine, fut la baie de la Soufrière à Saint Lucie. Paysage grandiose fait de pitons rocheux avec une végétation riche et colorée que nous découvrirons plus tard. En venant à notre rencontre à fond avec son hors-bord pour nous proposer une bouée de mouillage et une excursion à terre, un local a pris une vague de face envoyant sa barque à la verticale manquant de justesse le retournement, heureusement sans dommage. Une fois bien amarrés, nous négocions le tarif pour la visite du volcan de la Soufrière et des cascades pour le lendemain. Sans surprise, c’est toujours à fond qu’il nous mène à terre pour les démarches administrative et la visite.

Le volcan toujours actif laisse échapper sa pression pas sous la forme de lave mais de vapeur d'eau et de boue soufrée grisâtre qui coule épaissement du coeur de la terre vers le fond du ravin, contrastant avec la végétation verte, luxuriante et les fleurs aux couleurs bigarrées. Un ravissement ! L'odeur, cependant, était moins agréable.

L'eau sulfureuse recueillie dans un bassin sur le bord d'une petite chute d'eau est utilisé pour soigner les rhumatismes, les problèmes de peau,etc.. promesse d’une éternelle jeunesse. Nous sommes donc restés aussi longtemps que possible dans l'eau avant de nous enduire toutes les parties du corps que l’on souhaite voir rajeunir de10 ans (c’est à dire partout) avec la boue miraculeuse. On va éviter d’y retourner trop souvent par peur de nous voir refuser la vente de bière dans les bistrots ! Après un bon rinçage, notre chauffeur Rasta nous mène au point de vue au-dessus du village de La Soufrière, où le seul navire visible autour de la baie était Isolablue. Quelle chance !

La plongée sous-marine à Soufrière Bay, qui est un parc naturel, est interdite en dehors du club local; business business… Mais Lolo et Alex, devant contrôler que le catamaran soit correctement posé sur l’eau, ont passé 45 minutes sous les carènes. Très excités à la sortie, ils ont rapporté sur les magnifiques coraux, gorgones , éponges et poissons bigarrés - mais pas de nouvelles du contrôle de flottabilité d'Isolablue ....

Le lendemain, nous ne ferons que longer la magnifique île Saint-Vincent sans toutefois nous y arrêter. Malheureusement elle souffre de mauvaise réputation. Problèmes de drogue et d’insécurité (vols, agressions violentes parfois fatales). Beaucoup de marins, comme nous, fuient maintenant cette île et la magnifique baie de Wallilabou, où ont été tournées de nombreuses scènes du film "Pirates des Caraïbes".

Coté pêche, en revanche, elle s’est avérée très généreuse : 3 barracudas et un joli thon de 10 kg.

Nous poussons donc nos étraves jusqu’à Bequia (prononcez Békwé) première des îles Grenadines de St. Vincent. Après un voyage déjà fantastique, nous naviguons maintenant dans des eaux cristallines dont la couleur varie du turquoise clair presque essence au bleu le plus profond.

Des tortues nous regardent alors qu'elle respirent en surface et même une grande raie pastenague réalise un salto.

Des températures plus chaudes, presque pas de pluie, une baie idyllique, des gens sympathiques vivants selon la philosophie Rasta, ce qui signifie très cool … sauf pour les prix appliqués aux fruits et légumes qui eux sont loin d’être cool ! La soif guettant nous nous mettons à la recherche d'une bière fraîche et trouvons un joli bistrot sur la rue de bord de mer avec toutes les maisons très colorées. Il n'y a vraiment aucune raison explicable, mais cette île m'a conquise par son charme. Lolo et moi nous disons tous les jours à quel point notre vie est merveilleuse.

Le lendemain, Lolo, Alex et moi partons à la dérive dans le courant avec le club de plongée local pour admirer la variété exceptionnelle de la vie marine: les coraux, les langoustes géantes et les nombreux poissons. Nous avons également profité de notre séjour à Bequia pour recoudre une partie de la bande anti UV de notre génois. La machine à coudre manquant de puissance c’est à la main que Lolo et Jean Claude ont fait le boulot.

Prochain arrêt l’île de Canouan ! Nous mouillons seuls, abandonnés dans la baie Romeo base de départ pour deux plongées en famille au départ d’Isolablue. Nous apprécions de plonger seuls et trouvons des spots magnifiques riches en faune et flore marine. Quand au retour un pêcheur local nous propose deux grosses langoustes (3 et 4 kg), nous n’avons aucune hésitation. Jean Claude prépare une délicieuse sauce et nous les grillons le soir même au barbecue. Pas facile dans le coin la vie de langouste !

Voici enfin les Tobago Cays. Le Horseshoe Reef bien nommé, grande barrière de corail en forme de fer à cheval, protège ce chapelet d’îles de la fureur atlantique. Un régal pour l’appareil photo, un décor de carte postale, les couleurs de l’eau, les différentes îles, les plages, tout est parfait. Sauf peut être les nombreux bateaux de charter au mouillage attirés par tant de beauté. Un endroit invitant à se faire Robinson, qu'aucun hôtel de luxe ni d’énormes bateaux de croisière ne peuvent proposer.

La vue de notre pas de porte donne sur le récif - vous pouvez la reconnaître par toutes ces nuances de bleu dans les eaux calmes et abritées à l’intérieur de la barrière.

La zone Tobago Cays est une réserve naturelle marine. Pas de pêche, pas de plongée sauf avec le club local, des tortues, des oiseaux, des raies et des coraux, gardés constamment par un super mignon « Ranger" qui nous remboursent plus de la moitié des frais de stationnement par erreur! Un vrai paradis de la plongée en apnée avec des aquarelles indescriptibles.

Nous avons grimpé la colline de "mon île », émerveillés par la vue magnifique sur les Cay avec les kite surfeurs en arrière-plan. Même les tortues terrestres et les iguanes se sont montrés sociables. Pour le coucher du soleil, nous avions réservé à Kojak, un très sympathique jeune homme, une table sur la plage pour une soirée langoustes grillées. Les meilleures du coin, rapidement bouillies puis grillées et recouvertes d'une sauce savoureuse. Je vous l’avais dit, pas facile la vie…des langoustes ! Le tout arrosé de Punch Rum qui du reste devrait être prescrit sur ordonnance comme antidépresseur…quelle rigolage ! Après 3 verres, je n’ai pas bien compris comment la soirée a pris fin…

Après 3 jours de ce paradis terrestre, nous avons continué vers Petit Saint Vincent (PSV), une île privée abritant le plus petit hôtel de luxe du monde, c’est leur pub ! Nous sommes gâtés avec d’alléchants cocktails comme "Atlantic Breeze", "Flaming Volcano" ou "Forever young" ... Puis retournons à bord pour finir les langoustes achetées à Canouan, c’est presque l’overdose ! Lolo rêve d’une entrecôte …

Le lendemain plongée au récif de Mopion pour Alex et Lolo, où ils croisent un banc de raies aigles et un grand requin nourrice. J'étais chargée de la surveillance de surface depuis Junior (notre annexe) car la plongée était dérivante (évidemment le courant allait dans l’autre sens au fond). Après une heure, les deux sont apparus sur le côté opposé de l’île pourtant pas très grande, seulement un tas de sable dans la mer avec un parasol posé dessus ... .. il m’a fallu 15 minutes avant de les retrouver nageant sur la barrière de corail en m’attendant !

Ensuite, nous avons navigué vers Union Island, où cette fois Obama sur son bateau est venu nous rencontrer pour nous a énumérer les aliments du palais de son restaurant sur la plage. Impossible de refuser une proposition par Obama et le soir, nous nous sommes retrouvés devant des cocktails (sans citron vert - 4 jeunes marins allemands qui ont passé toute l'après-midi à aligner les Caipirinhas l'une après l’autre et sont repartis titubants). Nous avons soulevé notre verre à l'anniversaire de ma mère: Happy Birthday Mami.

Union Island était l'endroit le plus au sud sur notre croisière puis nous retournons à Bequia avant le retour à Grande Anse d'Arlet en Martinique. Ici, au revoir à Jean Claude du reste de l'équipage après 3 semaines d’aventure sur Isolablue. Deux jours plus tard, Mitch saisit sa valise. Nous ne pouvions pas éviter de comparer Jean Claude et Mitch avec les deux anciens du Muppet Show, Statler et Waldorf, comme eux ils se chamaillaient gentiment sur le bateau. C’est donc tout naturellement que les papys du Muppet furent ainsi baptisés. Dernière journée , nous avons dit au revoir les larmes aux yeux à Alex. Très heureux et fier qu'il soit devenu un homme magnifique et triste de le laisser aller. L'idée est née en moi de ce qui se passerait si Alex, tout à fait par accident, avait perdu son billet de retour ….

A peine le temps de se reposer, de nettoyer le bateau et refaire l’avitaillement que nous recevons la visite tant attendue de Valérie et Philippe, nos chers amis du sud de la France. Ensemble, nous avons visité aussi la Soufrière sur Saint Lucie, Bequia, Canouan et les Tobago Cays. 12 jours très sympathiques avec des amis charmants et adorables.

Sur le comptoir de l'immigration à Bequia se trouvent les formulaires verts, le même à remplir deux fois, une fois pour l'entrée et l'autre pour la sortie de Saint-Vincent-et-les Grenadines. Deux fonctionnaires qui sont certainement des sumotoris amateurs, m’interdisent de prendre un formulaire vierge afin de préparer la prochaine visite à Bequia à l'avance. Ainsi, le massif fonctionnaire pourra m’observer pendant dix minutes la prochaine fois pour renseigner cette paperasse. Toute visite à Bequia implique 6 pages de formulaires !

Nous visiterons aussi Mayreau où nous voulions photographier la vue imprenable sur les Tobago Cays, mais les nuages ont volé toute la lumière. En revanche, nous avons rencontré Bob l’emblématique rasta de l’île, avec son sourire imbibé de rhum et autre substances illicites. Il y tient un pub coloré magnifique commémorant Bob Marley, construit fièrement de ses mains années après années, verre après verre et certainement joint après joint ! Chaque visiteur y laisse sa trace et Bob distille son amour pour son prochain et sa famille en vous offrant un verre.

Philippe et Lolo, au cours de la traversée de Mayreau à Bequia, on vécu un moment “wow“ unique. Le bruit caractéristique du moulinet sur une grosse touche les a sortit d’un début de sieste, ils ne peuvent qu’observer un magnifique espadon voilier sauter à l’arrière du catamaran. J'ai rarement eu tant d'excitation sur Isolablue (sauf peut-être lors de nos premières manœuvres portuaires ...). Heureusement, l’espadon a réussi à se débarrasser de notre leurre et continuer son chemin . Bon pour les poissons, tant pis pour les gars. Notre moulinet de pêche n’était de toute façon pas de taille face à un tel animal. Quelques jours plus tard Lolo a acheté une nouvelle canne à pêche avec moulinet et tous les accompagnements ... .Malgré cela, aucune prise pendant notre voyage de retour.

Le dernier jour en mer nous avons vu, entre le rocher du Diamant et le mouillage de St Anne, des baleines sauter hors de l’eau. Quel spectacle de voir ces énormes mammifères s’arracher à la pesanteur !

Avec Valérie et Philippe, nous avons parcouru une grande partie de la côte est de la Martinique avec une voiture de location et visité l’Habitation Clément, très ancienne rhumerie et magnifique demeure coloniale et son jardin tropical. Par contre le guide audio n’a pas fonctionné pour le chapitre sur l’esclavage…bizarre ?!

Avec le coeur un peu lourd, nous avons dit au revoir à Valérie et Philippe et sommes rentrés seuls à la maison. Après 3 mois avec toujours un visiteur à bord, nous chuchotons encore ce matin pour éviter que quelqu'un se réveille trop tôt ....

Quelques chiffres:

Pêche: 1 gros thon, 3 barracudas, 1 grande dorade Coryphène

Dommages: ancre tordue / éclairage de pont et feu de mouillage HS, cours d'entretien de moteur annexe par Jean Claude / bande anti UV du génois à recoudre

Nous avons profité du séjour au port en Martinique pour remplacer notre ancre (une spade qui tient super bien) et installer un nouveau feu de mouillage automatique et un feu du pont.

Navigation: l'effet venturi entre les îles des Antilles est aussi très impressionnant mais moins que les grains qui vous tombent dessus aussi rapidement qu’ils repartent. (gros coup de vent et pluie assurés !)

Décision: Nous allons visiter d'autres îles des Antilles !

Einige Zeit ist bereits wieder vergangen seit dem letzten update. Nein, wir sind nicht der tropischen Trägheit verfallen aber waren viel unterwegs und haben einiges unternommen, daher kam leider auch mal wieder die Aktualisierung der Website etwas zu kurz…dafür werdet ihr jetzt verwöhnt mit Text!

Seit langem ersehnten wir den Freitag, 13. Januar. Nicht wegen dem Aberglauben, es ist uns ja egal wenn Liebende sich « Häschen » an Bord nennen, doch an diesem Tag erwarteten wir ungeduldig auf den ersten Besuch von Alex, Lolo’s Sohn, auf Isolablue. Zudem kam ebenfalls Jean Claude, eine weitere gesellige Bekanntschaft aus Port Pin Rolland in Südfrankreich und Freund von Mitch. Voller Freude ging es zurück auf die Isolablue wo unsere neuen Gäste ihre Kojen bezogen und wir ihnen nach einem verdienten Planteur gegrillte Spare Ribs servierten. Bereits am nächsten Morgen verliessen wir den Hafen Le Marin für einen Ruhe- und Badetag in Sainte Anne. Bei 30 Grad Hitze auf der Isolablue, genossen wir das von Alex mitgebrachte Fondue und sprangen direkt danach ins angenehm, erfrischende 27-grädige Meer.

Unser erster Halt während der Segel-Törn zu den Grenadinen Inseln, war die Soufrière in Saint Lucie. Diese Landschaft schreite danach entdeckt zu werden mit den zwei Pitons und ihrer farbenfrohen und reichen Vegetation. Ein fliegender Händler kam zu unserem Boot angeflitzt und kippte fast um vor Geschwindigkeit. Er bat uns eine Ankerboje und Landausflüge zu den Sulfosprings an. Hört sich ja interessant an und wir handeln einen Preis aus, der nicht so teuer klang, wie das ursprüngliche Angebot. Wir wurden am nächsten Tag mit höherer Geschwindigkeit, als wir von dem kleinen aussenboardgetriebenen Boot erwartet hätten, abgeholt. Also machten wir uns auf zu einer kleinen Entdeckungsreise an Land bei gefühlten 35 Grad Wärme, so dass uns der Schweiss nur so herunter lief. Unser Ziel war der Sulfur Vulkan mit seinen Wasserfällen. Der noch tätige Vulkan liess seinen Druck entweichen, aber nicht in Form von Lava sondern heissem Dampf und Wasser. Kochender Schwefelschlamm sprudelte aus dem innern der Erde und strömte dickflüssig den Hang hinunter. Der Kontrast mit der knallgrünen Vegetation und den kunterbunten Blumen war hinreissend. Der Geruch war hingegen weniger angenehm. Das schwefelhaltige Wasser sammelt sich in einem Becken am Rande eines kleinen Wasserfalls und dient zur Heilung von Rheuma, Hautproblemen und...... ewiger Jugend. Daher blieben wir so lange wie wir es aushalten konnten im Wasser bevor wir alle Körperteile, welche um 10 Jahre verjüngt werden sollten (das heisst überall), mit Schwefelschlamm anschmierten. Wir werden vermeiden zu oft in dieses Bad zurück zu kehren vor Angst, dass uns im Bistro das Bier verweigert wird! Danach duschten wir uns ab und unser Rasta-Chauffeur brachte uns weiter zum Aussichtspunkt über dem Ort La Soufrière, wo das einzige, sichtbare Schiff in der ganzen Bucht Isolablue war! Welch ein Glück. Das musste ich natürlich mit meinem Fotoapparat verewigen. Tauchen in der Soufrière Bay, welche ein Naturpark ist, ist verboten. Doch Lolo und Alex mussten sich vergewissern, dass Isolablue richtig auf dem Wasser liegt und verbrachten 45 Minuten unter den Kielen. Ganz begeistert berichteten sie über die prachtvollen Fächerkorallen und kunterbunten Fische - aber keine Nachricht über die Auftriebskontrolle der Isolablue….

Am nächsten Tag eilten wir an St. Vincent vorbei, eine optisch wunderschöne Insel. Jedoch….leider.… haben wir in der Vergangenheit immer wieder über die Unfreundlichkeit und Drogenprobleme der Inselbewohner gehört und erzählt bekommen. Viele Segler, wie wir auch, meiden nun leider die Insel. Es sind Überfälle und Morde passiert. Uns entgeht somit die wunderschöne Bucht von Wallilabou, in der viele Teile vom Piratenfilm „Pirates of the Caribbean“ gedreht wurde. Dagegen hatten wir viel Glück beim Angeln: 3 Barrakudas und einen schönen Tunfisch von 10 kg.

Es ging weiter nach Bequia (Beqwe ausgesprochen). Obwohl unsere Reise bis hier hin schon fantastisch war, tauchten wir nun in glasklares Wasser ein, farblich je nach Untergrund von helltürkies über petrol bis dunkelblau. Schildkröten beguckten uns während sie nach Luft schnappten, sogar eine Roche sprang einen Salto über Wasser, noch wärmere Temperaturen, fast keinen Regen, idyllische Bucht, freundliche Menschen, die nach der Rasta-Philosophie leben….das heisst sehr cool - dies galt nicht für die Preise von Gemüse und Früchten. Einkaufen machte durstig, und somit waren wir auf der Suche nach einem kühlen Bierchen. Auf der Strassenpromenade mit all den bunten Häusern, ich meine wirklich bunt, fanden wir ein nettes Bistro. Es gibt eigentlich keinen erklärbaren Grund, aber diese Insel eroberte mich mit ihrem Charme. Lolo und ich sagen uns doch täglich, wie toll unser Leben ist.

Am nächsten Tag, machten Lolo, Alex und ich einen, in der Strömung treibenden, Tauchgang mit dem lokalen Tauchverein und bewunderten die hervorragende Vielfalt an Unterwasserleben: Korallen, riesige Langusten und vielerlei Fische. Wir benutzten ebenfalls den Aufenthalt in Bequia um einen Teil unseres Genua zu reparieren. Die Nähmaschine versagte und somit nähte Lolo mit der lieben Beihilfe von Jean Claude das Anti-UV-Band von Hand.

Canouan war unser nächstes Ziel, wie liessen den Anker als einziges Boot in der Romeo Bay fallen. Während unserem Aufenthalt in dieser Bucht, tauchte die Familie Geslins zweimal und freuten uns weiter über die wunderschöne Unterwasserwelt. Ein lokaler Fischer verkaufte uns 2 grosse Langusten (3 und 4 kg), welche am selben Abend ihr letztes Stündchen zählten und auf dem BBQ grilliert wurden. Jean Claude bereitete eine hervorragende Sauce dazu.

Endlich kamen wir bei den Tobago Cays an. Das Horseshoe Reef ist ein Hammer und trägt gut seinen Namen, das grosse, Hufeisenförmige Riff beschützt die kleinen Inselchen von der Atlantischen Furore. Wer da nicht automatisch zur Kamera greift ist blind. Eine Bilderbuch-Bucht mitsamt mehreren Bilderbuch-Inseln und Bilderbuch-Stränden. Dort findet man eine garantierte Robinson-Stimmung inklusive Brandung. Mir wurde bewusst, dass kein Luxus-Hotel und kein Touristendampfer das toppen kann, was wir Segler erleben. Der Blick aus unserer « Haustür » hinüber zum Riff – ihr könnt es erkennen vor dem petrol-blauen Streifen - von dort an entsteht ruhiges, helltürkisblaues Gewässer, wo Yachten ihr Ankerplätzchen suchen. Dass zu gewissen Zeiten an den Traum-Inseln sich viele Menschen tummeln scheint mir kein Problem zu sein – es sei ihnen doch auch gegönnt eine so schöne Landschaft zu entdecken. Die Tobago Cays Gegend ist ein Naturschutzgebiet um Fischwelt, Wasser- und Landschildkröten, Vögel, Rochen und Korallen zu schützen, bewacht durch ständig anwesende supernette „Ranger“. So hilfsbereit, dass sie uns mehr als die Hälfte der Parkgebühren aus Versehen zurückbezahlen! Ein wahres Schnorchel-Paradies mit unbeschreiblichen Wasserfarben.

Wir erklommen den Hügel „meiner Insel“ vor der Haustür, und bestaunten die wunderbare Aussicht über die Cay's mit den Kite Surfern im Hintergrund. Sogar die Landschildkröten und Leguane zeigten sich von ihrer sozialen Pracht. Für den Sonnenuntergang hatten wir einen Tisch bei Kojak, ein netter Einheimischer, für’s Lobster BBQ am Strand reserviert. Seine Langusten sind die besten. Erst gekocht, dann gegrillt und mit einer leckeren Sauce bestrichen. Ich hab’s ja bereits gesagt, kein leichtes Leben …. für die Langusten ! Die letzten Sonnenstrahlen verabschiedeten sich von uns während wir unsere Sunset-Drinks tranken. Ich kann nicht verstehen, dass dieses Getränk nicht unter Apothekenbewilligung gegen Depressionen steht, bereits nach 3 Gläsern wusste ich nicht mehr genau wie der Abend zu Ende ging…..

Nach 3 Tagen Leben im Schlaraffenland, ging es weiter Richtung Petit Saint Vincent (PSV), eine wunderschöne Privatinsel mit nichts weiterem als dem kleinsten Luxushotel. Wir verwöhnten uns mit anlockenden Cocktails wie « Atlantic Breeze », « Flaming Volcano » oder « Forever young »…

Zurück an Bord aasen wir die Resten der Langusten, welche wir in Canouan gekauft haben und hatten fast eine Überdosis! Lolo träumte von einem Entrecôte ...

Am nächsten Tag tauchten Lolo und Alex um das Mopion Riff, wo die beiden einen Schwarm von Adlerrochen und einen grossen Atlantischen Ammenhai sahen. Ich war für die Überwachung auf Junior (unser Beiboot) verantwortlich, da eine starke Strömung an diesem Tauchort herrschte. Die beiden hatten eine Gegenströmung unter Wasser und somit tauchten sie auf der Gegenseite der Insel auf. Die Insel war nicht gross, lediglich ein Sandhaufen mitten im Meer mit einem Bast-Sonnenschirmdach….. es dauerte trotzdem lockere 15 Minuten bevor ich sie fand!

Danach segelten wir zur Union Island, wo diesmal Obama auf seinem Boot uns entgegen kam und uns die Gaumenspeisen seines Restaurants am Stand aufzählte. Es war nicht möglich einen Vorschlag von Obama abzuschlagen und gegen Abend fanden wir uns wieder vor gefüllten Sunset-Drinks (ohne Limetten - denn die 4 jungen Deutschen Segler tranken während dem ganzen Nachmittag eine Caipirinha nach der andern und die Limetten sind ausgegangen). Wir erhoben unser Glas auf den Geburtstag meiner Mutter: Happy Birthday Mami.

Union Island war der südlichste Ort auf unserer Kreuzfahrt und wir segelten über Bequia wieder zurück nach Grande Anse d’Arlet in Martinique. Hier verabschiedete sich Jean Claude von der restlichen Besatzung nach 3 abenteuerlichen Wochen auf Isolablue. Zwei Tage später packte Mitch seinen Koffer. Wir konnten es nicht vermeiden Jean Claude und Mitch mit den beiden alten Quälgeister Statler und Waldorf aus der Muppet Show zu vergleichen, da sie auch immer wieder über dies und jenes lästerten. Diese Bemerkung war natürlich lieblich gemeint. Schlussendlich verabschiedeten wir uns mit Tränen in den Augen auch von Alex. Ganz froh und stolz, dass er ein solch grossartiger Mann geworden ist und traurig, ihn wieder gehen zu lassen. Der Gedanke stieg in mir auf, was passieren würde wenn Alex, ganz aus Versehen, sein Rückflugticket verloren hätte….

Es blieb uns nicht viel Zeit zum Ausruhen, denn bereits 2 Tage später bekamen wir den lang ersehnten Besuch von Valérie und Philippe, unsere lieben Freunde aus Südfrankreich. Zusammen besuchten wir ebenfalls die Sulfosprings auf Saint Lucie, Bequia, Canouan und die Tobago Cays.

Auf der Theke der Immigration in Bequia lagen die grünen Formulare in 3 Exemplaren, welche man identisch zweimal ausfüllen muss, einmal für die Einreise und noch einmal für die Ausreise von St. Vincent and the Grenadines. Zwei Beamte, welche sicherlich Hobby-Schwergewichtler sind, verbaten mir ein extra Formular mitzunehmen und für den nächsten Besuch in Bequia im Voraus vorzubereiten. Somit schauten die 100-Kilöner uns während zehn Minuten beim Ausfüllen zu. Jeder Besuch in Bequia ergibt 6 Seiten Formulare!

Wir besichtigen ebenfalls Mayreau, wo wir eigentlich den überwältigenden Ausblick über die Tobago Cays fotografieren wollten, die Wolken jedoch jegliches Licht stahlen. Dagegen stiessen wir auf Bob, das Rasta-Wahrzeichen der Insel benebelt von Rum und anderen illegalen Substanzen, der uns zum Schmunzeln brachte. Hat er doch zur Erinnerung an Bob Marley eine umwerfend bunte Kneipe Jahr für Jahr, Glas für Glas und sicherlich Joint für Joint selbst gebaut. Er erzählte stolz allen Gästen seine Liebe zu den Mitmenschen….Jeder Besucher hinterlässt seine Spur und Bob destilliert seine Liebe zu seinem Nächsten und seiner Familie indem er einen Drink anbat.

Philippe und Lolo erlebten während der Überfahrt von Mayreau nach Bequia einen einzigartigen Wow-Effekt als der charakteristische Klang der Angelrolle auf einen grossen Fang hinwies und die beiden aus einem bevorstehenden Nickerchen geschossen wurden. Sie können nur den prächtigen Schwertfisch beobachten der an unsere Angelrute biss und voller Wucht in die Luft sprang. Selten hatte es so viel Aufregung auf der Isolablue gegeben (ausser vielleicht unsere ersten Hafenmanöver…). Doch auf einmal war grosse Ruhe an Bord - der Schwertfisch hat es glücklicherweise geschafft sich von unserem Köter zu befreien. Gut für den Fisch, schade für die Jungs. Unsere Angelrolle war sowieso nicht stark genug um ein 40-kg schweres Fischchen an Bord zu bringen. Einige Tage später kaufte sich Lolo eine neue Angelrute mit Angelrolle und allem Drum und Dran….Trotzdem biss nichts an auf unserer Rückreise. Am letzten Tag auf Meer sahen wir, zwischen dem Diamantenfelsen und dem Ankerplatz in Sainte Anne, einen grauen Hügel in die Luft springen. Mehrere Wahle schossen hoch in die Luft – und liessen sich mit lautem Platschen wieder ins Wasser fallen. Welch ein Spektakel!

Zusammen mit Valérie und Philippe besichtigten wir einen grossen Teil der Ostküste von Martinique mit Hilfe eines Mietwagens, hielten vor der “Habitation Clément” an, eine sehr antike Rumbrennerei und wunderschönes Kolonialhaus mit Tropengarten und sind wieder einmal hin und her gerissen von der Üppigkeit der Natur.

Mit schweren Herzens verabschiedeten wir uns nach 2 Wochen ebenfalls von Valérie und Philippe und kehrten alleine zurück nach Hause. Wir hatten immer Besuch seit fast 3 Monaten und auch jetzt flüstern wir noch am Morgen um ja niemanden zu früh aufzuwecken….

Einige Zahlen:

Angeln: 1 grosser Thunfisch, 3 Barrakudas, 1 grosse Golddorade

Schaden: Anker- und Decklicht, verbogener Anker, Reparatur des Beiboot-Motors, Anti-UV-Band des Genua

Wir profitierten vom Hafenaufenthalt in Martinique unseren Anker auszuwechseln und ein neues Anker- und Decklicht zu installieren. Jean Claude half Lolo den Beiboot-Motor auf Touren zu bringen und den Genua zu reparieren.

Navigation: der Düseneffekt zwischen den Inseln in den Antillen ist ebenfalls sehr eindrücklich

Beschluss: wir werden weitere Inseln in den Antillen besuchen ! Life is cool

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