Yeah Man

April 6, 2017

 

L'un de nos réfrigérateurs a cessé de fonctionner et Pascal Dunand, le spécialiste de la réfrigération marine (Nautic Froid au Marin) qui vit sur un bateau à moteur et a son atelier sur un autre, est venu remplacer l’évaporateur. Bien sûr, cela ne va pas sans un murmure de toutes sortes de jurons dans sa barbe, que nous entendons de toute façon mais que nous comprenons parfaitement. Les accès techniques pour intervenir sur un bateau sont toujours très restreints et demandent contorsions et souplesse digne d’un fakir ! Ceci est un message aux architectes naval ;-)

 

Fin Février nous avons apprécié un peu de temps de « vacances » juste pour nous deux (depuis fin novembre nous avons toujours eu des invités à bord) à la Grande Anse d’Arlet qui fut notre point d’atterrissage après la traversée de l’Atlantique. Nous aimons nous attarder dans cette baie tranquille avec son village de pêcheurs où le temps semble passer lentement. 

Mon amie Barbara m'avait informé que son patron était en vacances en Martinique sur le bateau de son papa, un Amel 54 baptisé Chrisydel. Par curiosité je cherchais un pavillon suisse parmi les nombreux mâts au mouillage et il était là, à peine à 100 mètres. Junior a été mis à l'eau et nous avons osé approcher Chrisydel afin de prendre contact avec l'équipage. 

C’est vraiment sympa ces rencontres entre bateaux, découvrir des gens spéciaux, charmants, d’apprendre à les connaître, d'échanger des pensées, des sentiments, des opinions et des points de vue, comme avec la famille Challande de Nyon. René, le capitaine, son épouse Martine, leur fils Christophe et sa petite amie Silvia. Comme le monde est petit, nous étions quasiment voisins en Suisse sans nous connaitre et c’est à 7’500km de là que l’on se rencontre… Plusieurs soirs de suite, nous nous invitons les uns chez les autre pour l'apéritif et discutons de bonne humeur. Hélas c’est la fin des vacances pour Christophe et Silvia mais surtout René doit rentrer au port du Marin car Chrisydel a été vendu et j'ai eu le sentiment que René avait du mal à tourner la page de ce côté de sa vie d'aventure. Nous lui souhaitons donc bon vent et encore de belles journées sous voiles sur la mer.

 

Avec le club « Deep Turtle plongée» nous avons découvert de merveilleux spots de plongée en Martinique. Pour célébrer notre premier anniversaire de mariage, Lolo m'a offert la plus grosse pierre précieuse sur terre et nous avons plongé autour de l'île rocheuse du Diamant. Ok, je ne peux pas le porter au doigt, mais il est éternel et pourra encore apporter beaucoup de joie à d’autres personnes. 

Quand je pense qu’au 19ème siècle une garnison anglaise d'environ 100 soldats chargés de fusils ont hissé des canons sur le rocher du Diamant pour défendre la Martinique contre les méchants français, je commence à transpirer. C’était un vrai défi pour eux d’être prêts à se battre en plein soleil, sans eau, sur ce rocher au milieu de la mer, juste pour la gloire de sa majesté ! Peut être qu’il est vrai que les français on fait s’échouer des tonneaux de rhum sur le caillou avant l’attaque pour la reconquête… 

Au cours de nos plongées, nous avons rencontré Pierre et Pierre, ainsi que le sympathique Christophe, qui s’est révélé un veritable puits de science. Pierre le père et Pierre le fils. Un charmant binôme de plongeurs qui ne manque pas de lest ! Et de nouveau voilà d’excellente raison de trinquer et passer de bonnes soirées ensemble. Pierre le père passe huit mois par an avec sa femme Isabelle sur leur bateau Anivunga. Pierre le fils les a rejoint pour les vacances, y’a pire ! Christophe, un ami du club de plongée, nous a touché par sa connaissance; comme un conteur, il nous a diverti excellemment et a pu raconter des chose que nous ne savions pas auparavant. Oui, d'autres personnes enrichissent nos horizons, notre petit monde à nous, et rendre ainsi notre vie digne d'être vécue. Surtout quand on peut les appeler amis !

 

 

Après les vacances, le travail !

 

  • Laverie:  porter les sacs à linge bien remplis jusqu'à environ 800 mètres de la buanderie, rester là à surveiller les machines dans une atmosphère chaude et humide puis retour chargée au bateau en plein soleil.

  • Nettoyage : par 35 degré et un soleil impitoyable. Lolo brosse le pont et rince à l’aide de seaux (le tuyaux d’arrosage n’ayant pas résister aux assauts des UV) 

  • Achats: fixer le Dingy le plus près possible d'un supermarché / remplir des caddies d’après la liste des courses / freiner Lolo devant les rayons de rhum et de vin car on doit tout porter jusqu’à l’annexe / payer la Dolorosa / remplir l’annexe tout en gardant une petite place pour nous / retour à bord d’Isolablue / et tout caser dans le bateau

  • Contrôle technique : vérification des niveaux d’huile et de liquide de refroidissement des moteurs et du groupe électrogène, toujours dans une ambiance surchauffée, réglage de la tension de la courroie du moteur bâbord, réglage du ralenti du moteur de l’annexe et vérification des batteries.

  • Nettoyage intérieur d'Isolablue: toujours par 35 degrés de chaleur sans vent, faire la poussière, lustrer les boiseries, balayer, nettoyer etc…le catamaran est nickel !

  • Préparation de plats à l’avance: comme ça je peux aussi profiter plus de la croisière. Avant je faisais tout à la minute. Donc découpe de légumes et préparation de plats pour le congélateur dans lequel je me serais bien installée un moment !

 

Toutes ces activités ont demandé de la souplesse, de l’agilité, des efforts musculaires et en général nous étions dégoulinants de sueur et étouffés par le manque d’air. Bien loin des images de vie oisive et paresseuse que vous pouvez avoir de nous. ! Si j’exagère un peu les choses, c’est simplement pour vous rendre un peu moins jaloux ! Bien sur nous aimons notre vie sur le bateau et profitons de ce voyage à la voile.

 

Isolablue est donc prête pour accueillir nos prochains visiteurs, Dominique et André, à la Marina du Marin. Pleins de joie, ils ont enlevé leurs chaussures (qui resteront dans l’armoire pendant 9 jours) et montent à bord pour un voyage vers les Tobago Cays avec halte à Saint Lucie et Bequia.

 

A peine sortis de la passe du Marin, Lolo déroule deux lignes de traine pour la pêche et en arrivant au nord de St Lucie, une belle et chatoyante dorade coryphène mord à l’hameçon. André se précipite sur la canne mais au lieu de ralentir le débit, il laisse tout filer au point de tout emmêler et endommager le moulinet. Impossible alors de remonter le poisson et nous ne pouvons qu’assister à ses sauts hors de l’eau pour tenter de se libérer. Résultat, un repas qui reprend sa liberté, 300m de fil perdus et un moulinet HS. Dans mon esprit, le livre de cuisine en se refermant fait éclater la bulle de ma pensée, adieu la préparation d’un plat de poisson frais ! André nous a beaucoup amusé pendant la croisière avec ses déclarations sur son propre monde, c’en était si riche que cela suffisait pour toutes les parties concernées.

 

« Yeah Man », nous sommes dans les Caraïbes « Yeah Man » - nous sommes accueillis partout, c'est la forme universelle d'adresse, même un papi de cent ans est respectueusement traité ici comme « Yeah Man » ! Nous nous barbouillons encore avec de la boue de souffre et admirons la beauté magnifique naturelle de Sainte Lucie. Puis je suis allé à Port Elizabeth, un petit village pittoresque sur l'île de Bequia où nous faisons notre entrée pour les îles Grenadine. Il y a quelques petites boutiques avec une gamme très limitée, un bureau de douane et d’immigration, un poste de police, plusieurs bars de plage et un marché de fruits et légumes où les Rasta avec un grand sourire vous annoncent des prix scandaleux,  « Yeah Man  welcome to paradise" . Cher paradis où les prix des aliments de base sont exorbitants. J’y ai quand même trouvé une excellente sauce barbecue !

 

Après cela, nous filons sur les Tobago Cays. Comme cela est décrit dans les articles précédents, les Tobago Cays sont un archipel de cinq îles inhabitées, un immense récif en face de celui-ci, une réserve naturelle et à peu près ce que nous les habitants du Nord imaginons être le paradis; nul besoin d’un  Neptune ou d’une sirène nageant autour. Tout est si incroyablement beau ici que l'on ne peut imaginer plus des Caraïbes. Mais le sommet du bien-être n'a pas encore été atteint, à savoir ce qui est arrivé que lorsque le soir avec « Kojack », nous avons apprécié la langouste grillée sur la plage et retrouvé nos amis Pierre et Isabelle, l'équipage de Anivunga. Pendant la journée, nous sommes allés tous ensemble (André, Dominique, Pierre, Isabelle, Lolo et moi) faire de la plongée en apnée le long des récifs, au milieu de l'aquarium d'eau salée nous avons nagé avec les tortues, une grande raie aigle et vu des milliers de poissons colorés. Il ne manquait que la démarche éthylique d’un pirate sur la plage chantant Yoho sa bouteille de rhum à la main... .. Après quelques jours au paradis nous avons navigué vers le Nord (non, pas le grand nord, juste un peu plus au nord) et posé l'ancre au fond de la baie de l'Amirauté à Bequia. Là nous avons été accueillis par une douche de pluie, comme à chaque fois que nous avons fait un arrêt sur cette île. Cela n'a duré que quelques minutes avant d’aller visiter la ferme des tortues. Ici, les bébés tortues sont élevés environ 6 ans dans des piscines jusqu'à ce qu'ils soient assez grandes pour se défendre en mer par elle-même. Elles sont alors remise à l’eau sur la plage où elles ont été trouvées.

 

Pour finir, retour vers Grande Anse d'Arlet, où le voyage pour Dominique et André prend fin, non loin l'hôtel où les deux pouvaient encore se reposer quelques jours avant de retourner en France.

 

Pendant les trois jours suivants, pas grand-chose se passe sur Isolablue. Nous sommes allés une fois à terre pour une bière, sinon nous avons apprécié la vie Far Niente: lire, manger, dormir, écrire des articles, regarder des films,..... et écraser les moustiques. Pour la première fois nous avons été attaqués par les moustiques depuis que nous sommes dans les Antilles! Bien sûr, il y avait comme une atmosphère de guerre à bord. Lolo a installé la protection contre les moustiques dans les hublots et j’ai allumé des bougies à la citronnelle, on a barbouillé nos corps de rêve de répulsif, malgré tout Lolo a eu des irritations rouges là où les moustiques l’ont vampirisé. Quant à moi, ils ne voulaient même pas essayer, peut-être que mon sang a trop le goût d’ail ?

 

Quelques chiffres:

 

Pêche: Nada, même pas un tout petit poisson !!

 

Dommage: 1 moulinet de pêche foutu, l’évaporateur du frigo de coursive remplacé.

 

Navigation: les alizés commencent à faiblir par rapport aux mois précédents

 

Décision: on reprend la décision du mois dernier, soit visiter d'autres îles des Antilles! Live is still cool!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Einer unserer Kühlschränke funktionierte nicht mehr und Pascal Dunand, der lokale Kühltechnik-Fachmann (Nautic Froid in Le Marin) kam auf seinem kleinen Motorboot (welches gleichzeitig auch sein Berufsfahrzeug darstellte) daher gesteuert und ersetzte uns den Kondensator. Natürlich ging dies nicht ohne ein Gemurmel von allerlei Fluchwörter in seinen Bart, welche wir nicht überhören konnten, verstanden ihn aber sehr gut. Der technische Zugang für Arbeiten auf einem Boot ist nach wie vor sehr begrenzt und erfordert Verrenkungen und Flexibilität würdig eines Fakirs! Dies ist eine Mitteilung an Schiff-Architekten ;-)

 

Ende Februar gönnten wir uns einige Zeit « Ferien » nur für uns zwei in der Grande Anse d’Arlet, da wir seit einigen Wochen immer Gäste an Bord hatten. Grande Anse d’Arlet war unser Ankunftsort nach der Atlantiküberquerung und wir verweilten gerne in dieser friedlichen Bucht mit seinem pittoresken Fischerdörfchen wo die Zeit langsamer zu vergehen scheint. Meine Freundin Barbara informierte mich, dass ihr Chef auf seinem Boot Chrisydel, ein Amel 54, ebenfalls Ferien in der Gegend von Martinique verbrachte und aus Neugierde hielt ich Ausschau nach einer Schweizerflagge. Zwei Boote von uns entfernt sahen wir den Amel 54 am Anker. Junior wurde ins Wasser gelassen und wir wagten uns Chrisydel zu nähern um Kontakt mit der Besatzung aufzunehmen. Schiffsbegegnungen sind schon etwas besonderes, charmante Menschen zu treffen, sie kennenzulernen, Gedanken und Gefühle, Meinungen und Ansichten mit ihnen auszutauschen, wie mit der Familie Challande aus Nyon: René der Kapitän, seine Frau Martine, der Sohn Christophe und Silvia, seine Freundin. Wie die Welt klein sein kann, wir waren Nachbarn in der Schweiz ohne sich zu kennen und treffen uns in 7’500km Entfernung. Während mehreren konsekutiven Abenden luden wir uns gegenseitig zu einem Apéritif ein und diskutierten fröhlich dahin. Leider gingen die Ferien von Christophe und Sylvia zu Ende und vor allem musste René zurück in den Hafen, dies waren die letzten Segeltage von Chrisydel unter der Führung von René. Tja, Chrisydel wurde verkauft und ich hatte das Gefühl, dass René Schwierigkeiten hatte diese Seite seines Lebens voller Abenteuer herumzublättern. Wir wünschen ihm « Schiff ahoi » und noch viele Tage unter Segel auf Meer.  

 

Mit dem Tauchclub « Deep Turtle plongée » entdeckten wir wundervolle Tauchorte in Martinique. Zur Feier unseres ersten Hochzeitstages, schenkte Lolo mir den grössten Diamanten auf Erden. Wir tauchten um die Felsinsel Diamant in Martinique. Ok, ich kann ihn nicht an meinem Finger tragen, doch dafür ist er unvergänglich und wird noch vielen Leuten Freude bereiten. 

Wenn ich denke, dass Anfangs vom 19. Jahrhundert eine englische Garnison mit über 100 Soldaten mit geladenen Gewehren, Kanonen auf den Rocher Diamant schleppten und damit Martinique gegen die bösen Franzosen verteidigten, da komm ich sofort ins Schwitzten. In der prallen Sonne ohne Wasser auf diesem Felsen im offenen Meer kampfbereit sein für « his Majesty », war eine wahre Herausforderung. Vielleicht ist es wahr, dass die Franzosen vor dem Angriff der Rückeroberung Rumfässer auf der Insel stranden liessen……

Während unseren Tauchgängen lernten wir Pierre, Pierre und Christophe kennen. Pierre der Vater und Pierre der Sohn, sowie der sympathische Christophe, welcher sich als eine wahre Quelle des Wissens entpuppte. Auch hier haben wir ganz nette Leutchen kennen gelernt. Pierre Vater segelt jährlich 8 Monate mit seiner Frau Isabelle auf ihre Schiff Anivunga. Pierre Sohn verbrachte seine Ferien bei Papa und Mama. Christophe, ein Freund des Tauchclubs, berührte uns mit seinem Wissen, wie ein Märchenerzähler unterhielt er uns vortrefflich und war immer wieder fähig etwas zu erzählen, was wir vorher nicht wussten. Noch einmal hatten wir hervorragende Gründe anzustossen und nette Abende zu teilen. Ja, andere Menschen bereichern unseren Horizont, unsere kleine, eigene Welt, und machen so unser Leben lebenswert. Besonders dann, wenn wir sie Freunde nennen können!

 

Danach hiess es arbeiten: 

  • Wäsche waschen: vollgefüllte Waschsäcke bis zur ungefähr 800-meter entfernten Wäscherei schleppen und während dem Wäschegang in diesem heiss-feuchten Ort ausharren bevor es wieder vollgefüllt zurück auf die Isolablue ging 

  • Deck putzen: bei 35 Grad Hitze und gnadenloser Sonne musste Lolo Eimerweise Wasser auf’s Deck schmeissen (weil unser Wasserschlauch vor Hitze platzte) und mit der Bürste alles sauber fegen 

  • Einkäufe machen: den Dingy so nahe wie möglich an einem Supermarkt befestigen, Einkaufswagen nach Einkaufsliste vollfüllen, Lolo bremsten wenn er vor dem Alkohol- und Weinregal stand, die « Dolorosa » bezahlen, alles zum Dingy schleppen und darin verstauen, versuchen noch etwas Platz für uns im Dingy zu finden, zurück zur Isolablue fahren und alles an Bord unterbringen…..  

  • Technische Überprüfungen: noch einmal bei dieser Hitze unter dem Hinterdeck eingequetscht, bei beiden Dieselmotoren und dem Stromgenerator das Öl- und Wasserniveau überprüfen, die Batterien und den Dingymotor kontrollieren …

  • Innenreinigung von Isolablue: wieder bei 35 Grad Hitze aber ohne Wind dieses Mal alles abstauben, putzen, reinigen, fegen…… 

  • Vorbereitungen von Gerichten: damit ich während der Kreuzfahrt auch etwas verschnaufen kann, bereitete ich einige Speisen vor, schnippelte Gemüse und legte alles in den Tiefkühler… manchmal wollte ich mich selbst etwas da hinein legen!

 

Alles verlangte entweder langwierige Muskelherausforderungen oder Gelenkigkeit, generell hatten wir jedoch ewige schweisstropfende Nasenspitzen. Weit davon entfernt die Vorstellung von einem faulen Leben im Schlaraffenland wie man denken könnte! Natürlich dramatisiere ich etwas, damit ihr nicht zu neidisch werdet… und trotz allen Beschwerlichkeiten auf einem Schiff, lieben wir unser Leben und geniessen jegliche Reise unter Segeln. 

 

Isolablue war wieder bereit unsere nächsten Besucher, Dominique und André, in der Marina Le Marin zu empfangen. Voller Freude zogen sie ihre Schuhe aus (welche während 9 Tagen im Schrank blieben) und stiegen an Bord von Isolablue. Die gemeinsame Reise brachte uns noch einmal Richtung Tobago Cays mit einem Aufenthalt in Saint Lucie und Bequia. 

 

Sobald wir einige Seemeilen vom Hafen Le Marin entfernt waren, rauschte Lolo die Angel aus und bereits nach kurzer Zeit war ein riesiger Mai Mai am Haken, eine wunderschöne, leuchtende, gold-grün schimmernde Goldmakrele. André pressierte sich an die Angelrute und lies die Angelschnur losrasen anstelle diese langsam zu bremsen. Als dann die grosse Goldmakrele am Ende der Angelschnur angekommen war, gab es einen gewaltigen Ruck und unsere Angelwinde wurde beschädigt, 300 Meter Angelschnur hatte sich ineinander verwickelt und das schlimmste an allem, die Goldmakrele machte nur noch einen Salto-Mortale-Sprung und fand wieder seine Freiheit. In meinem Kopf klappte sich das Kochbuch wieder zusammen und die Gedankenblase von einem zubereiteten Fischgericht zerplatzte! André amüsierte uns während der Kreuzfahrt mit der Erklärung seiner eigenen Welt, die so reich war, dass sie für alle Beteiligten reichte.  

 

„Yeah Man“, wir sind in der Karibik „Yeah Man“ – so werden wir überall begrüßt, das ist hier die universelle Anrede in den Grenadine Inseln, selbst ein hundertjähriger Opa wird hier respektvoll so angesprochen „Yeah Man“! Wir beschmierten uns noch einmal mit Schwefelschlamm in Saint Lucie und bewunderten die eindrückliche Naturschönheit von Saint Lucie. Weiter ging’s nach Port Elizabeth, einer kleinen bunten Ortschaft auf der Insel Bequia, wo wir für die Grenadinen Inseln einklarierten. Es gibt einige kleine Geschäfte mit sehr begrenztem Sortiment, ein Zoll- und Immigrationsbüro für die Seeleute, eine Polizeistation, mehrere Strandkneipen und einen Obst- und Gemüsemarkt, bei welchem die Rasta-Männer mit einem grossen Lächeln unverschämte Preise angeben und immer wieder « Yeah Man, welcom in paradise » sagten. Man sieht auch den üppigen Figuren an, dass eher frittierte, mehlhaltige Lebensmittel auf den Tisch kommen als Gemüse und Früchte. Wir fanden hier die beste BBQ Sauce, die ich je gekauft habe. Es war ja auch die erste !

 

Danach zischten wir weiter zu den Tobago Cays. Wie bereits in den früheren Artikeln beschrieben, sind die Tobago Cays ein Archipel von fünf unbewohnten Inseln, ein riesiges Riff davor, ein Naturschutzgebiet und so ziemlich das, was wir Nordländer uns als das Paradies vorstellen; da brauchen nicht einmal Neptun oder eine Meerjungfrau darin herum zu schwimmen. Hier ist es so unvorstellbar schön, dass man sich keine karibische Steigerung mehr vorstellen kann. Aber so schnell ist der Gipfel des Wohlbefindens noch gar nicht erreicht, dies passierte nämlich erst als wir am Abend bei „Kojack“ gegrillte Lobster am Strand genossen und unsere Freunde Pierre und Isabelle, die Besatzung von Anivunga, begegneten. Tagsüber gingen wir alle zusammen (André, Dominique, Pierre, Isabelle, Lolo und ich) vor dem Riff schnorcheln, badeten mitten im buntesten Salzwasseraquarium, schwammen mit Schildkröten, einer grossen Adlerroche, sahen tausende von Fische. Es fehlte nur noch ein Pirat der am Strand herumtrödelte, « Joho » sang und eine « Buddle voll Rum » in der Hand hielt….. Wir zogen uns dann zur Mahlzeit auf die Isolablue zurück. Nach einigen Tagen im Paradies segelten wir zurück in den Norden (nein nicht den grossen Norden, nur etwas nördlicher) und gruben den Anker tief in die Admirality Bay in Bequia ein. Dort wurden wir von einem Regenschauer begrüsst, wie jedes Mal, wenn wir einen Halt auf dieser Insel machten. Dieser dauerte nur einige Minuten und wir besuchten die Schildkröten-Farm. Hier werden die Baby-Schildkröten ungefähr 6 Jahre in Wasserbecken aufgewachsen, bis sie groß genug sind, um sich im Meer selbst verteidigen zu können und an den Strand zurückkehren können, an dem sie gefunden wurden. 

 

Wir steuerten Richtung Grande Anse d’Arlet, wo die Reise für Dominique und André zu Ende ging. Nicht weit von dieser Bucht entfernt befand sich das Hotel, wo die beiden sich noch einige Tage ausruhen konnten bevor sie wieder über den Atlantik zurück nach Europa flogen. 

 

Während den nächsten 3 Tagen geschah nicht viel auf der Isolablue. Wir gingen einmal an Land ein Bierchen trinken, ansonsten genossen wir das Fa Niente Leben: lesen, essen, Filme ansehen, schlafen, Artikel schreiben,….. und Mücken zerquetschen. Das erste Mal, dass wir von Moskitos angegriffen wurden seit wir in den Antillen sind! Da war natürlich Kriegsstimmung an Bord. Lolo installierte den Moskitoschutz in den Fensterluken und ich zündete Kerzen mit Leimgrass-Essenzen an, Anti-Moskitoschutz wurde überall an unseren wunderschönen Körpern verschmiert. Lolo hatte rote Irritationen wo die Moskitos ihn anbissen. Mich wollten sie nicht probieren, vielleicht habe ich Knoblauchgeschmack in meinem Blut?  

 

Einige Zahlen:

 

Angeln: Nada, nicht einmal ein winzig kleines Fischchen !!

 

Schaden: Angelwinde, Kondensator der Kühltruhe

 

Navigation: der Passatwind pustete weniger stark als in den vorherigen Monaten 

 

Beschluss: den Beschluss vom letzten Monat zu erfüllen, das heisst, weitere Inseln in den Antillen besuchen ! Life is still cool

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

One of our refrigerators didn’t work anymore and Pascal Dunand, the local refrigeration engineer, came on his small motorboat (which also represented his professional vehicle) and replaced the capacitor. Of course he couldn’t work without a murmur of all sort of swearwords in his beard, which we couldn’t ignore to hear anyway but we could understand him. The technical access to work on a boat is always very restricted and requires contortions and flexibility worthy of a fakir! This is a message to naval architects ;-)

 

At the end of February, we allowed ourselves some "holidays" for the two of us in the Grande Anse d'Arlet, since we had always guests on board for several weeks. Grande Anse d'Arlet was the place of arrival after the Atlantic crossing and we liked to stay in this peaceful bay with its picturesque fishing village where the time seems to pass more slowly. My friend Barbara informed me that her boss also spent holidays on his boat Chrisydel, an Amel 54, in the area of ​​Martinique and out of curiosity I looked for a Swiss flag. Two boats distant from us, we saw the Amel 54 at anchor. Junior was let into the water and we dared to approach Chrisydel to get in touch with the crew. It is something very special to meet charming persons, to get to know each other, to exchange thoughts and feelings, opinions and views with them, as we did with the family Challande from Nyon: René the captain, his wife Martine, the son Christophe and Silvia, his girlfriend. As the world can be small, we were practically neighbors in Switzerland without knowing each other and we finally meet in 7'500km distance. During several consecutive evenings, we invited each other to an apéritif and happy discussions. For Christophe and Silvia, the end of their holidays arrived but especially René had to return to the port. It was the last sailing days of Chrisydel under the leadership of René. Well, Chrisydel was sold and I had the feeling that René had trouble turning around this page of his life which was full of adventure. We wish him "ship ahoi" and still many days under sail on sea.

 

With the diving club "Deep Turtle" we discovered wonderful dive sites in Martinique. To celebrate our first anniversary of mariage, Lolo offered me the biggest diamond on earth. We dived around the rock island of Diamant in Martinique. Ok, I can not wear it on my finger, but it is forever and will still give many people pleasure. If I think that in the beginning of the 19th century an English garrison with more than 100 soldiers dragged cannons on the Rocher diamond and thus to defend Martinique against the evil French, I immediately get sweat. In the blazing sun without water on this rock in the open sea, fighting for his Majesty was a real challenge. Perhaps is it true that before the attack of the recapture, the French had stranded rum barrels on the island ...... During our dives, we met Pierre, Pierre and the simpatico Christophe, who turned out to be a true source of knowledge. Pierre the father and Pierre the son. Also here we met quite nice people. Pierre father sails every year during 8 months with his wife Isabelle on their ship Anivunga. Pierre son spent his holidays with Dad and Mom. Christophe, a friend of the diving club, touched us with his knowledge and how a fairy tale-teller entertained us excellently and was always able to tell us something we had not known before. Again we had excellent reasons to toast and to share nice evenings. Yes, other people enrich our horizon, our small, own world, and make our life worth living. Especially when we can call them friends!

 

After that we had to work:

- Wash the laundry: transport the fully-filled laundry bags to a laundromat which is about 800 meters away and wait in the hot-humid place during the wash cycle before returning to Isolablue

- Cleaning the deck: At 35 degrees of heat and merciless sun, Lolo had to throw water onto the deck (because our water hose burst from heat) and sweep everything clean with the brush

- Make purchases: fix the dingy as close as possible to a supermarket, fill the shopping cart according the shopping list, brake Lolo when he stood in front of the alcohol and wine rack, pay the « dolorosa », drag everything to the dingy and stow it away, try to find some space for us in the Dingy, get back to Isolablue and place everything on board ... ..

- Technical checks: once again at this heat squeezed under the rear deck, check both diesel engines and the generator, verify the oil and water level, the batteries and control the dingymotor ...

- Interior cleaning of Isolablue: again at 35 degrees heat but without air this time, dust everything, clean, household work, sweep ......

- Preparing dishes in advance: in order to relax something during the cruise, I prepared some food in advance, tipped vegetables and put everything into the deep freezer ... sometimes I wanted to put myself in there!

 

All these activities required either prolonged muscular efforts, flexibility or agility, but generally we had eternal, wagging nasal tips and suffocated by lack of air. Far away from the pictures of idle and lazy life you can have from us ! If I exaggerate a little, it's just to make you a little less jealous... and despite all the hardships on a ship, we love our lives and enjoy every trip under sail.

 

Isolablue was ready to received our next visitors, Dominique and André, in the Marina Le Marin. Full of joy, they took off their shoes (which remained in the closet for nine days) and climbed aboard of Isolablue. This journey brought us once again to Tobago Cays with a stay in Saint Lucie and Bequia.

 

As soon as we were a few nautical miles away from the port of Le Marin, Lolo ripped out the fishing rod, and after a short time a giant Mai-Mai was on the hook, a wonderful gold-green gleaming Dolphinfish. André pressed to the fishing rod and let the fishline speed away, instead of slowing it down. When the big Dolphinfish had arrived at the end of the fishing line, there was a huge jolt and our fishing tackle was damaged, the 300m line of fishing lines had intertwined, and the worst of all, the Dolphinfish made just a somersault and was liberated again. In my head, the cookbook collapsed again and the thought-bubble of a prepared fish dish burst! André amused us during the cruise with the explanation of his own, so rich world, that we had enough for all of us.

 

"Yeah Man", we are in the Caribbean "Yeah Man" - so we are greeted everywhere, this is the universal salutation in the Grenadine Islands, even a hundred-year-old grandpa is addressed so respectfully "Yeah Man"! We smeared once more with sulfur mud in Saint Lucie and admired the impressive natural beauty of Saint Lucie. We went on to Port Elizabeth, a small, colorful village on the island of Bequia, where we declared for the Grenadine Islands. There are some small shops with a very limited range, a customs and immigration office for the sailors, a police station, several beach bars and a fruit and vegetable market, where the Rasta men with a big smile give impudent prices and said again and again «Yeah Man, welcome to paradise ". One can also see on the lush figures that here more fried food, containing flour are served than vegetables and fruits. We found the best BBQ sauce I've ever tasted, it was also the first one!

 

Then we hissed on to the Tobago Cays. As described in earlier articles, the Tobago Cays are an archipelago of five uninhabited islands, a huge reef in front of it, a nature reserve, and pretty much what we, of northern countries, understand as paradise; There is no need for Neptune or a mermaid to swim around in it. Here it is so unimaginably beautiful that you can not think any Caribbean heightening. But the peak of well-being has not yet been reached, it was only when we enjoyed the grilled lobster on the beach and we met our friends Pierre and Isabelle, the crew of Anivunga. During the day we were all snorkeling in front of the reef (André, Dominique, Pierre, Isabelle, Lolo and I), bathed in the most colorful saltwater aquarium, swam with turtles, a great Eagle Ray, saw thousands of fishes. Only the pirate was missing, who was dawdling around the beach, singing "Joho" and with a "Buddle full of Rum" in his hand... We then moved back to Isolablue for a meal. After a few days in paradise we sailed back to the north (no not the Far North, only a bit more northern) and dug the anchor deep into Admirality Bay in Bequia. There we were greeted by a rain shower, as every time we made a stop on this island. This lasted only a few minutes and we visited the turtle farm. Here the baby turtles are grown in water basins for about 6 years until they are large enough to defend themselves in the sea and return to the beach where they were found.

 

We headed for Grande Anse d'Arlet, where the trip for Dominique and André came to an End. Not far from this bay was the hotel, where the two of them still spent a few days and could rest before they flew back across the Atlantic to Europe.

 

During the next 3 days not much happened on Isolablue. We went ashore to drink a beer, otherwise we enjoyed the Fa Niente life: read, eat, watch movies, sleep, write articles, ..... and crush mosquitoes. The first time we have been attacked by mosquitoes since we arrived in the Antilles! Of course there was warlike mood on board. Lolo installed the mosquito protection around the windows and I lit candles with lemon-grass essences, anti-mosquito protection was smeared everywhere on our beautiful bodies. Lolo had red irritations where the mosquitoes bite him. They did not wanted to try me, maybe I have garlic taste in my blood?

 

Some numbers:

 

Fishing: Nada, not even a tiny little fish !!

 

Damage: fishing windlass, capacitor of the refrigerator

 

Navigation: the Passatwind blowed less strongly than in the previous months

 

Decision: to fulfill the decision of last month, that is, to visit other islands in the Antilles! Life is still cool!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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