Jane & Tarzan


Comme pour notre anniversaire de mariage, nous avons célébré le 50e anniversaire de Lolo avec une belle plongée avec Deep Turtle Plongée à Grande Anse et le soir, les pieds dans le sable, nous nous sommes laissés chouchouter dans un bon restaurant.

Pour la suite de notre voyage, nous avons visité Saint Pierre qui est dominé par le volcan Mont Pelée. La ville était connue comme le Paris des Caraïbes et comptait environ 30.000 habitants qui ont presque tous perdu la vie lors de l’éruption de 1902. L'un des seuls survivants, Cyparis, était un criminel emprisonné pour assassinat. Drôle de justice !

En passant devant le restaurant "L'Alsace A Kay" nous n’avons pas pu résister aux délices d’une excellente choucroute et y avons rencontré le sympathique trio de navigateurs belges formé par Aline, Louis et Georges.

Plus au nord, après quelques belles heures en mer nous mouillons dans la baie de Roseau en Dominique. Notre roi de la pêche a ramener à bord une énorme dorade coryphène de 1.30m qui nous a nourri pendant 10 jours. Merci beaucoup Neptune pour ce cadeau, c'était vraiment le moment nous n'avions plus de protéines à bord.

Montagnes escarpées couvertes d’une luxuriante verdure, voilà nos premières impressions de l’île nature. La Dominique est un paradis naturel où tout pousse en abondance. Une forêt tropicale humide unique, plus de 350 sources chaudes et froides, des rivières, des lacs et de nombreuses cascades. Le Morne Trois Pitons National Park est un site classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, il abrite de nombreuses espèces animales et végétales qui ont trouvé leur habitat idéal. Cerise sur ce gâteau naturel, de nombreuses espèces de baleines et de dauphins font des cabrioles devant l'île d'Émeraude tout au long de l’année. Il ne nous restait plus qu’une chose à faire, suivre les conseils de tout le monde et partir en randonnée.

Rendez-vous pris le lendemain matin à 9h00 avec notre guide Seacat qui tient autant du rasta que de Tarzan. Chemin faisant à bord de son minibus, il s’arrêtait encore et encore en bord de route pour cueillir des herbes, des fruits et autres épices. Nous avons ainsi dégusté des fruits de la passion, noix de muscade, cannelle, feuilles de laurier, grains de café et de cacao, tamarin, citron, goyave, etc. Tout prolifère et se développe allègrement le long du chemin: banane, arbres à pain, avocat, bambou, papaye, mangue …

Noyés dans le vert de part et d’autre de la route (ça change du bleu !) nous progressons toujours plus à l’intérieur de l’île pour enfin rejoindre un lac d’eau douce, objectif de notre randonnée du jour. Nous avons donc marché pendant plus d’une heure sur le chemin entourant ce lac. Enfin plutôt à monter et descendre des sortes de marches en bois sur les crêtes abruptes. Magnifique !

Deuxième escale, la gorge Titou où a été tournée une scène du deuxième Pirates des Caraïbes. Là, il nous faut nager à contre courant sur une distance d’environ 40 mètres, dans une eau glaciale qui s’écoule avec force à travers cette gorge sombre et étroite où des crabes rouges se promène sur la roche, pour arriver à deux cascades impressionnantes et retour en se laissant porter par le courant. Certainement pas pour les faibles de cœur ! L'atmosphère dans cette grotte sombre était vraiment unique et étrangement belle.

Dernier arrêt aux célèbres et belles chutes de Trafalgar. Nous les admirons depuis la plate forme installée tout en bas mais Seacat, notre incroyable guide, nous montre un panneau indiquant que si nous allons au delà de ce point c’est à nos risques et périls et nous entamons alors une ascension de plus d’une heure dans une succession de gros rochers pour nous mener au pied des chutes. Là nous profitons d’un moment de répit, installés dans des baignoires remplies d’une eau ferrugineuse orangée et chaude. Juste à coté ou s’y mêlant parfois coule aussi une eau fraîche. On a le sentiment d’être au sauna tout en pouvant se rafraichir à l’envie. De quoi se revigorer pour entamer la dernière montée encore plus impressionnante sur des roches glissantes et dangereuses pour pouvoir finalement nous glisser derrière le rideau la puissante chute d’eau.

Nous étions bourrés d’adrénaline et réalisions à peine ce que nous avions effectivement fait. Tout était vraiment unique et riche en événements magnifiques ! Lolo se sentait comme Tarzan et je jouais à Jane. Si bien que tout excités par ces expériences, nous reprenons rdv avec Seatcat pour une journée une peu plus sportive dès le lendemain !

Direction la côte est de la Dominique. Déjà avertis par le coté aventure des excusions de Seacat, ni Lolo ni moi cependant, ne pensions nous retrouver à descendre une paroi rocheuse en nous retenant aux racines des arbres par ici, à une corde par là ou encore accrochés à une échelle de cordes au dessus du vide. Encore une fois, notre aventure a été plus forte que tout sentiment de peur. En bas, tout en bas, nous sommes arrivés à une plage de Robinson Crusoé sur laquelle une chute d’eau se déverse depuis le haut de la falaise sur le sable noir. Nous avons nagé dans les vagues et nous sommes dessalés sous la puissante cascade. Au retour, il m’a parut presque plus facile de grimper par le même chemin. Peut-être était-ce le résultat de notre euphorie; tout était possible, nous étions immortels, et oui, parce qu'il n'y avait plus d’obstacles !

Affamés par tant d’efforts, nous nous arrêtons au Rastarant de Moïse. Moïse, qui m'a rappelé une version brune du magicien Gandalf du film « Le Seigneur des Anneaux », vit à côté de la rivière où il reçoit ses invités à ciel ouvert. Ici pas de viande mais un régime typiquement rasta. Il cuisine avec tous les légumes qui poussent dans son jardin tropical grâce à sa grande connaissance des herbes… Il bouge un peu au ralenti pour vous servir ce qui est certainement dû à la brume de marijuana qui embaume son Rastarant. Ici, tout le monde sera en mesure d'oublier son stress !

Repus, nous grimpons à la suite de Seacat jusqu’aux chutes Sari Sari. Et pour finir en apothéose nous allons aux chutes Victoria. Là, nous crapahutons dans les rochers, traversons les rivières à travers un paysage de forêt primaire à couper le souffle, pour arriver au bout d’une bonne heure devant une cascade spectaculaire. Dans un bruit assourdissant, le vent de 8 BF soulève la surface de l’eau pour finalement la faire crépiter sur nous. Nous nous baignons dans cet immense bassin empli d’une eau chargé en sulfate de fer. Tout simplement merveilleux!

Très fatigué et très heureux, nous sommes retournés au bateau à 19h00 pour rejoindre directement notre lit !

Je ne peux pas passer sous silence le fait que nos corps souffraient de quelques courbatures après ces deux jours de visites épuisantes, mais nous étions vraiment contents de nos aventures en forêt tropicale. Nous avons étés impressionnés par l'attitude de Seacat: Il est très fier de sa belle île , sa maison comme il dit. Beaucoup est fait pour conserver la beauté originale de la Dominique. Les parcs nationaux, les réserves marines, les jardins botaniques, les plans restrictifs d’utilisation du territoire. Bien sur le pays tire une partie de son énergie de l’hydroélectrique et de la géothermie et tout cela ressemble assez au Jardin d’Eden. Mais hélas, c’est aussi une des iles les plus pauvres des Petites Antilles. Malgré tout, nous avons été chaleureusement accueillis par tous les résidents que nous avons rencontré. Peut être parce que la nourriture est toujours à portée de main, tout est cultivé ou pousse naturellement. La Dominique est la plus montagneuse et la plus riche en eau douce des îles Caraïbes. Toutefois, seul un cinquième de sa surface est arable. Dans quelques vallées reculées vivent encore les indiens« Karlinago » premiers habitants des Caraïbes.

Cap maintenant vers Portsmouth tout au nord. C'est la deuxième ville de l'île, par rapport à Roseau avec 20.000 habitants, Portsmouth avec environ 3000 habitants ressemble plus à un village.

Augusto à la force de ses rames nous fera visiter la Indian River qui est en zone de réserve naturelle, donc pas de moteur ! Sur l'eau cristalline de la rivière calme et silencieuse pousse la mangrove. Les racines rappelant des pieds de monstres préhistoriques, leurs branches des bras de squelettes et les buissons à des animaux accroupis. On pourrait penser que quelqu'un a mis en scène la végétation. Pas étonnant que ce décor a également été choisi comme toile de fond pour le tournage de « la fuite des Caraïbes » avec Jonny Depp.

Après une journée de voile , voilà enfin Marie-Galante où nous louerons une petite voiture pour visiter l'île. Premier arrêt la distillerie du Père Labat. Visite de l’usine et des ses antiques machines toujours en marche puis dégustation. Comme à l'unanimité tout a été jugé bon, nous augmenterons les stocks du bord. Dans la bonne humeur, rhum oblige, nous visiterons l’île qui n’est que succession de plages de rêves et de sucreries. Le vent souffle autour de nos oreilles et le soleil darde.

Il est déroutant dans ce décor des Caraïbes de voir les vaches gardées par des oiseaux blancs. Plus étrange encore d’entendre leur meuglement tout en observant une maman baleine à bosse et son petit nager à quelques encablures de notre bord. Nous sautons à bord de Junior (notre annexe) pour nous approcher à une centaine de mètres de la famille des baleines. Ne voulant pas les déranger et aussi parce que ce sont d’énormes animaux sauvage dans leur milieu, nous n’irons pas plus prêt. S’en suit une belle partie de cache-cache, elles nous observent autant que nous les observons. Ce fut une merveilleuse rencontre pleine d'émotion. Quelques jours plus tard, nous verrons une baleine donner de violents coup de queue sur la surface de l’eau pendant de longues minutes, puis en arrivant sur l’archipel des Saintes, nous verrons une fois de plus un grand banc de baleines. C’est toujours très impressionnants.

A St François en Guadeloupe nous retrouvons notre amie Nadine qui passe quelques semaines de vacances. Ensemble, nous avons navigué jusqu’aux Saintes pour prendre une bouée de mouillage derrière l’ilet Cabrit où nous avons passé 4 jours dans la bonne humeur au soleil.

Amarré à une bouée voisine, Lolo, repère un voilier arborant le drapeau de la commune de Nyon.

C’est donc naturellement que nous allons saluer notre actuel et ancien voisin, Remy Noel qui ,croyez le ou non, est un ami de René Challande également de la région Nyonnaise rencontré il y a quelque temps en Martinique (cf article Yeah Man). S’en suivront deux sympathiques soirées à 4 une fois chez nous et l’autre à bord de son beau Boréal 44; Alubis.

Sur Terre de Haut nous rencontrerons l’association scolaire Kay an nou qui a installé à l’îlet Cabrit trois récifs artificiels. La pousse du corail est accélérée par un courant électrique fourni par une bouée équipée de panneaux solaires. Bravo à eux pour cette initiative qui certainement va donner de bons résultats.

L'aventure de la vie en mer a inspiré Nadine qui se voit déjà à la barre d’un beau voilier. Elle a repéré deux voiliers américains qui lui plaisent beaucoup. Peut être qu’un jour nous la retrouverons au mouillage dans une baie bien abritée…

Voici le temps de retourner en Martinique ou nous embarquerons nos prochains visiteurs.

Wie unseren Hochzeitstag, feierten wir Lolo’s 50. Geburtstag mit einem Tauchgang mit dem Tauchclub « Deep Turtle » in Grande Anse und am Abend liessen wir uns in einem feinen Restaurant, mit den Füssen im weissen Sand, verwöhnten.

Auf unserer Weiterreise besichtigten wir Saint Pierre, welches vom Vulkan Mont Pelée dominiert wird. Saint Pierre war bekannt als Paris der Karibik und zählte 30’000 Einwohner, von welchen fast alle 1902 bei einer Eruption ums Leben kamen. Einer der einzigen Überlebenden war Cyparis, ein Krimineller, wegen Mordes eingesperrt im Gefängnis. Komische Gerechtigkeit.

Wir konnten einem Choucroute im Alsäsischen Restaurant « L’Alsace A Kay » nicht widerstehen und begegneten den freundlichen Belgier Louis, Aline und Georges.

Es zog uns weiter nördlich. Nach einigen wunderschönen Seestunden liefen wir die Bucht von Roseau auf Dominica an. Unser Fischerkönig brachte eine riesige Goldmakrele von 1.30m an Bord, welche uns während 10 Tagen ernährte. Danke vielmals Neptun für diese Gabe. Das war wirklich timing, denn wir hatten keine Proteine mehr an Bord.

Sehr grün und sehr hügelig, das sind die ersten Eindrücke von Dominica. Dominica ist ein einziges und einzigartiges Natur-Paradies, nicht umsonst trägt die Insel Dominica auch den Beinamen "Die Naturinsel". Hier wächst einfach alles im Überfluss, eine wunderschön grüne Insel mit einem einzigartigen tropischen Regenwald und über 350 kalte und warme Quellen und Flüssen, Seen und vielen Wasserfällen. Der auf der Insel gelegene Nationalpark Morne Trois Pitons gehört zum Unesco-Weltkulturerbe und ist die Heimat zahlloser Tier- und Pflanzenarten, die hier ihren perfekten Lebensraum gefunden haben. Doch als sei dies nicht Natur pur genug, tummeln sich vor der grünen Insel auch noch ganzjährig viele unterschiedliche Walarten und Delfine. Wir hatten zuvor von vielen verschiedenen Seiten die Empfehlung bekommen, eine Hiking-Tour zu unternehmen, was wir auch taten.

Am nächsten Morgen wurden wir um 09:00 Uhr abgeholt und machten die Bekanntschaft mit unserem Guide Seacat, der etwas zwischen Rasta und Tarzan ist. In seinem Kleinbus ging’s los. Unterwegs hielt unser Guide immer wieder an, pflückte am Straßenrand Früchte und Gewürze und reichte sie herein. Wir probieren Passionsfrucht, Muskatnuss, Zimt, Lorbeer, Kaffeeebohne, Kakao, Tamara, Zitronengras, Guave usw. Alles wuchert und wächst munter am Wegesrand: Bananenstauden, Brotfruchtbäume, Avocadobäume, Bambus, Papaya, Mango…

Rechts und links von uns nur Grün über Grün (eine Änderung mit unserem ewigen Blau!) fuhren wir nun auf einer sich schlängelnden Straße immer weiter hinein in das Innere der Insel zu einem See (Fresh Water Lake), wo wir rundherum wanderten. Der Weg war eigentlich eher Treppen, denn es ging ununterbrochen steil auf oder hinunter.

Der Titou Gorge war einer der Drehorte des zweiten Fluch der Karibik - Films. Es handelt sich um eine geschätzt 40 Meter lange Felsenschlucht, an deren Ende sich zwei reissende Wasserfälle befinden. Wir schwammen im eiskalten Wasser, gegen die Strömung, durch die enge und dunkle Felsenschlucht hinein, beobachtet von roten Krebsen auf den Felsen. Das ist definitiv nichts für schwache Nerven und ich fragte mich erneut, warum ich mir diesen Badestopp in eiskaltem Wasser und in dieser dunklen Schlucht überhaupt antat. Doch nun gab es kein Zurück mehr. Die Atmosphäre in dieser dunklen Felshöhle in eiskaltem Wasser war echt einzigartig und schaurig schön.

Als Nächstes stoppe Seacat an den Trafalgar Falls. Das sind zwei wunderschöne und bekannte Wasserfälle. Mit Seacat ging es aber nicht nur zur Aussichtsplattform, sondern weit darüber hinaus: „We do some rock climbing“. Über ein Felsenfeld kraxelten wir während mehr als einer Stunde über Stock und Stein direkt unter die Trafalgar Falls und krochen hinter den starken Wasserstrahl. Dort strömte, von Eisen orange gefärbtes, warmes Quellwasser, welches über die Felsen, Naturbecken wie Badewannen füllte. Wie in einer Sauna konnten wir zwischen dem kalten Wasser des Wasserfalls und dem warmen Quellwasser variieren. Die Strömung, um den Wasserfall hinaufzuklettern, war wirklich ganz schön heftig und dieser Teil der Expedition war nun echt nicht ungefährlich. Ein falscher Tritt, und ich möchte mir gar nicht ausmalen, was da an diesem rutschigen Felsgestein alles hätte passieren können.

Ich konnte, vollgepumpt mit Adrenalin, noch immer nicht fassen, was wir da erlebten und wir tatsächlich getan hatten. Alles war wirklich einzigartig, erlebnisreich und traumhaft schön! Lolo fühlte sich als Tarzan und ich spielte die Jane. Wir waren so begeistert, dass wir weitere Abenteuer mit Seacat erleben wollten.

Am nächsten Tag fuhr uns Seacat an die Ostküste von Dominica. Wir waren ja bereits vorgewarnt auf die einzigartigen Ausflüge, welche er unternahm. Weder Lolo noch ich hätten jedoch gedacht, dass wir eine Felswand herunterzuklettern hätten. Leichter gesagt als getan. Wir klammerten uns an Baumwurzeln, zum Teil an Seilen fest und es gab eine Strecke mit Seiltreppen die im Leeren hingen. Wieder war unsere Abenteuerlust stärker als jegliches Angstgefühl. Wir erreichten einen Robinson Cruseo Strand mit einem Wasserfall der sich aus grösster Höhe auf den schwarzen Sand entleerte. Wir schwammen in der Brandung wo eine schöne Strömung herrschte und liessen uns die Wirbelsäulen eindrücken unter dem Wasserfall. Das Berg-auf-steigen fand ich fast einfacher als das Berg-ab-steigen oder vielleicht war dies das Resultat unserer Euphorie; wir waren ja eh unsterblich, da gibt es keine Hürden mehr.

Fast verhungert, bekamen wir zur Verpflegung eine Gemüsebrühe von Moses in seinem Rastaraunt. Moses, der mich an eine braune Version des Magiers Gandalf aus dem Film « Herr der Ringe » erinnerte, lebt gleich neben dem Fluss unter einem offenen Dach, wo er seine Gäste bewirtet. Hier gab es kein Fleisch doch vielerlei Gemüse, welches in seinem tropischen Garten wächst und er bewirkt angeblich Wunder mit seiner Kräuterkunst. Er bewegte sich ein wenig in slow-motion, was sicherlich durch den Marihuana-Dunst zu begründen war. Hier wird jeder seinen Stress vergessen können.

Danach kletterten wir Seacat hintendrein zu den Sari Sari Falls hoch. Wir erklommen wie üblich Felsblöcke und durchquerten Flüsse als ob wir solche Wege jeden Tag nehmen würden. Die Krönung kam jedoch mit den Victoria Falls. Nach einer atemberaubenden Wanderung durch den Primärregenwald erreichen wir nach einer Stunde den spektakulärsten Wasserfall den wir bislang gesehen haben. Ohrenbetäubender Lärm, Wind um 8 Bfd und Regen der durch die Oberfläche aufgewirbelt wird, prasselt auf uns ein. Wir badeten in einem natürlichen Becken, gefüllt von erquickendem Sulfat-haltigen Wasser. Einfach wunderbar!

Sehr müde und sehr glücklich fuhren wir um 19:00 Uhr zurück und fielen bald ins Bett.

Ich sag Euch was - am nächsten Morgen gabt es einigen Muskelkater zu beklagen, so ein Insellatschen ist ja schrecklich anstrengend, aber wir waren so überglücklich einen Teil des Regenwaldes besucht zu haben. Was uns besonders beeindruckt hat, war die Einstellung von Seacat zu seiner Heimat: Er ist sehr stolz auf seine wunderschöne Insel und Heimat. Es wird viel getan, um Dominicas ursprüngliche Schönheit zu erhalten. Wir werden dauernd auf die Wasserkraftwerk- und Geothermkraftwerke, Nationalparks, einschränkende Bebauungspläne usw. hingewiesen. Dominica ähnelt botanisch dem Garten Eden. Aber die Insel ist natürlich auch nicht ausschließlich ein Paradies auf Erden, sondern die ärmste der kleinen Antillen, es gibt sichtbare Armut und doch wurden wir von jedem Einwohner der uns begegnete sehr nett begrüsst. Wir sollten noch lernen dass die Einwohner der Insel von der Hand in den Mund leben können. Hier wird alles angebaut. Dominica ist die gebirgigste und wasserreichste Insel der Karibik. Jedoch, nur ein fünftel der Insel ist landwirtschaftlich nutzbar. Indianische Ureinwohner „Karlinago“ leben noch heute im Carib Territory.

So interessant es in Roseau auch war, die Reise ging weiter und wir machten uns auf in den Norden Dominicas, nach Portsmouth. Das ist die zweite Stadt der Insel, im Vergleich zu Roseau mit 20’000 Einwohnern ist Portsmouth mit rund 3’000 Einwohnern eher ein Dorf.

Wir verabredeten uns mit Augusto für eine Indian River Besichtigung. Der Indian River ist Teil eines Naturschutzgebietes und darf nur per Guide mit Ruderbooten befahren werden. Am glasklaren, stillen Fluss wachsen Mangrovenbäume. Die Baumwurzeln, erinnerten an Füsse prähistorischer Monster, ihre Äste an Skelettarme und die Büsche an kauernde Tiere. Man könnte meinen, jemand hätte den Bewuchs so arrangiert. Kein Wunder, dass dieser Dekor ebenfalls als Kulisse für die Dreharbeiten „Flucht der Karibik“ mit Dauerbesucher Jonny Depp, ausgewählt wurde.

Unsere Reise brachte uns weiter nach Marie-Galante. Nach einem tollen Segeltag mieten wir uns ein kleines Auto um die Insel zu erkunden. Als erstes stoppten wir, zur Freude der Belegschaft, an der Rumdistillerie « Père Labat » selbstverständlich mit anschließender Verköstigung. Als einstimmig alles für gut befunden wurde, wurden die Vorräte aufgestockt und eingepackt. Gut gelaunt kurven wir weiter über die Insel, zur linken Hand zahlreiche Zuckkerrohrfelder, zur rechten ein Traumstrand nach dem nächsten. Der Wind fegt uns um die Ohren und die Sonne brennt vom Himmel.

Es ist schon verwirrend in diesem Karibikdekor Kühe zu sehen, welche von weissen Vögel bewacht wurden. Noch merkwürdiger ist es jedoch das muhen von Kühen zu hören und gleichzeitig das Pusten einer Buckelwal-Mutter mit seinem Jungen zu beobachten. Wir näherten uns mit Junior der Walfamilie und bemerkten, dass sie uns eigentlich beobachteten und nicht umgekehrt. Wir fanden uns nicht weiter als in ungefähr 100 Meter Distanz. Da getrauten wir uns nicht mehr vorwärts zu fahren, denn die beiden spielten regelmässig « Versteck dich » und tauchten ab. Es war eine wunderbare Begegnung voller Emotionen. Einige Tage später sahen wir die Hinterflosse eines Wales heftig auf die Wasseroberfläche schlagen und als wir auf den Insel Les Saintes ankamen sahen wir noch einmal eine grosse Bande von Walen. Das waren jedes Mal sehr eindrückliche Momente.

Wir besuchten unsere Freundin Nadine in Saint François auf Grande-Terre. Sie verbrachte einige Wochen Ferien in ihrer ehemaligen Heimat Guadeloupe. Zusammen segelten wir in Richtung der Inseln Les Saintes und ankerten an einer Boje hinter der kleinen Îles de Cabrit, wo wir 4 Tage in guter Laune an der Sonne verbrachten. Ein echter Glücksfall, wie sich bei der Erkundung der Insel am nächsten Tag herausstellt. Neben einem netten Schnorchelspot, wo der Verein « Kay an nou » mit Stromverbindungen den Korallenbestand schneller wachsen lässt, bietet die Insel von seinen Anhöhen aus tolle Ausblicke über das gesamte Archipel bis nach Guadeloupe. Zahlreiche Ziegen und Hühner streunen über die Insel und sind unsere treuen Wegbegleiter auf unserem Ausflug. Auch die deutlich größere Nachbarinsel « Terre-de-Haut » mit seinen zahlreichen Cafés und Kneipen direkt am Wasser sowie den wunderschönen Sandstränden gefallen uns sehr.

Wir machten die Bekanntschaft von unserem Bojen-Nachbarn Remy Noel, welcher sage und schreibe, ebenfalls unser Nachbar in der Schweiz war, denn seine Reise begann in Nyon. Welch ein Zufall. Zudem ist Remy ein guter Freund von René Challande, welchen wir vor einiger Zeit in Martinique kennen gelernt haben (siehe Artikel : yeah Man). Zu viert verbrachten wir zwei sympathische Abende, einmal bei uns und einmal an Bord von Alubis, dem stolzen Boréal 44 von Remy.

Das Abenteuerleben auf dem Meer inspirierte Nadine sosehr, dass sie sich bereits als Kapitän ihres zukünftigen Bootes fühlte. Sie hielt Ausschau auf zwei Amerikanische Segelboote, welche ihr sehr gefielen. Vielleicht treffen wir sie in einiger Zeit an einem schönen Ankerplatz…..

Lolo und ich segelten wieder nach Martinique wo wir unsere nächsten Gäste erwarteten.

Like on our first wedding day, we celebrated Lolo's 50th birthday with a dive organized by the dive club "Deep Turtle" in Grande Anse and in the evening we were spoiled in a gourmet restaurant with our feet in the white sand.

On our journey we visited Saint Pierre, dominated by the volcano Mont Pelée. Saint Pierre was known as Paris of the Caribbean and counted 30'000 inhabitants, of which nearly all died 1902 during an eruption. One of the only survivors was Cyparis, a criminal, imprisoned for murder. Where is the justice.

We could not resist to eat a choucroute in the restaurant « L'Alsace A Kay » where we met the friendly Belgians Louis, Aline and Georges. Then, we moved further north. After some beautiful seasons we went to the bay of Roseau in Dominica. Our fishing king brought a huge gold mackerel of 1.30m on board, which fed us for 10 days. Thank you very much Neptune for this gift. This was really timing, because we had no more proteins on board.

Very green and very hilly, these are the first impressions of Dominica. Dominica is a unique natural paradise, not for nothing is the island Dominica also known as "The Nature Island". Here everything is growing in abundance, a beautiful green island with a unique tropical rain forest and over 350 cold and warm springs and rivers, lakes and many waterfalls. The National Park « Morne Trois Pitons » located on the island, is part of the Unesco World Heritage Site and is home to countless animal and plant species that have found their perfect habitat here. But as if this were not enough pure nature, there are a lot of different whales and dolphins swimming around the green island all year round. We had previously received from many different persons the recommendation to go on a hiking tour, which we did.

The next morning we were picked up at 09:00 and we met our «Dominica-Tarzan» Guide Seacat. On the way, our guide stopped again and again his minibus, picked fruit and spices on the roadside and handed them over. We tried passion fruit, nutmeg, cinnamon, laurel, coffee bean, cocoa, tamara, lemongrass, guava, etc. Everything grows cheerfully along the way: banana trees, breadfruit trees, avocado trees, bamboo, papaya, mango ...

To the right and left of us only green over green, we now went on a winding road continuing inside the island to a lake (Freshwater Lake) where we wandered around. The way was actually rather stairs, because it went continuously steeps up or down.

The Titou Gorge was one of the filming locations of the second « Pirates of the Caribbean » film. It is an estimated 40-meter long canyon, at the end there were two tearing waterfalls. We swam in the ice-cold water, against the current, through the narrow and dark canyon. This is definitely not for the faint of heart, and I was still wondering why I ever made this. But now there was no turning back. The atmosphere in this dark cave in ice-cold water was truly unique and strangely beautiful.

The next stop was at the Trafalgar Falls. These are two beautiful and famous waterfalls. But Seacat went far beyond the observation platform « We are doing some climbing ». For over an hour, we climbed over the rocks and crawled behind the strong water stream. There flowed warm spring water over orange colored rocks and cold water into natural pools like bathtubs. As in a sauna, we could vary between the cold water of the waterfall and the warm spring water. The current to climb the waterfall was really quite violent and this part of the expedition was not really safe. A false step, and I do not want to imagine what could have happened on this slippery rock.

I could still not believe what we had experienced on that day and what we actually have done, pumped full with adrenaline. Everything was really unique, exciting and fantastically beautiful! Lolo felt like Tarzan and I was playing Jane. We were so excited that we wanted to experience more adventures with Seacat.

The next day Seacat drove us to the east coast of Dominica. We were already aware about the unique excursions he was undertaking. However, neither Lolo nor I had thought that we had to climb down a rock wall. Easier said than done. We clung to the roots of trees and in some places we had to hold on a rope. Again, our adventure was more exiting than any feeling of fear. We arrived at a Robinson Cruseo beach with a waterfall that emptied itself from high over the rocks on the black sand. We swam in the waves where a strong current reigned and washed ourselves under the waterfall. I found almost easier climbing up the mountain than the other way around, or perhaps was this the result of our euphoria; We felt like immortal, there are no more hurdles.

On the way we got a vegetable soup from Moses in his Rastaraunt. Moses, who reminded me of a brown version of the magician Gandalf from the movie "Lord of the Rings", lives right next to the river under an open roof where he hosts his guests. He cooks with all the vegetables growing in his tropical garden and is supposed to produce miracles with his herbal art. His movements are in slow-motion, which was certainly due to the marijuana haze. Here everyone will be able to forget their stress.

Then we climbed behind Seacat to the Sari Sari Falls. We climbed again rock blocks and crossed rivers as if we took such paths every day. The coronation came however with the Victoria Falls. After a breathtaking walk through the primary rainforest, we reached after an hour the most spectacular waterfall we have ever seen. Deafening noise, wind around 8 bfd, rain whirled up by the surface and rattles on us. We bathed in a natural basin filled with refreshing sulphate-containing water. Just wonderful!

Very tired and very happy we drove back at 19:00 and fell soon to sleep.

I tell you something - the next morning we had some muscle pains to complain, this kind of island hitching is terribly exhausting, but we were so happy having visited a part of the rainforest. What impressed us the most was the attitude of Seacat to his homeland: he is very proud of his beautiful island and home. Much has been done to preserve Dominica's original beauty. We are constantly referred to the hydropower and geothermal power, national parks, restrictive building plans, etc. Dominica resembles botanically to the Garden of Eden. However, the island is, of course, not just a paradise on earth, but also one of the poorest of the Antilles, there is visible poverty and yet we were welcomed very nicely by every inhabitant we met. We should still learn that the inhabitants of the island live from hand to mouth. Everything is cultivated here. Dominica is the most mountainous and water-rich island of the Caribbean. However, only a fifth of the island is agriculturally usable. The Native American "Karlinago" still live in the Carib Territory.

As interesting as it was in Roseau, the journey continued, and we headed to the north of Dominica, to Portsmouth. This is the second city on the island, compared to Roseau with 20'000 inhabitants, Portsmouth is rather a village with about 3'000 inhabitants.

We arranged to meet Augusto for an Indian River visit. The Indian River is part of a nature conservation area and can only be used by guide with rowing boats. Mangrove trees grow on the crystal clear river water. The roots of the trees, reminded me to prehistorical monster feet, their branches to skeletal arms and the bushes to crouching animals. One might think someone had arranged the vegetation this way. No wonder that this decor has also been selected as a backdrop for the film "The Flight of the Caribbean" with permanent visitor Jonny Depp.

Our journey took us further to Marie-Galante. After a great sailing day we rented a small car to explore the island. First of all, we stopped by the rum distillery "Père Labat" to our delight and of course followed by a tasting. When unanimous everything was considered fine, the supplies were stuffed and packed. In good spirits we continue to drive on the island, to the left hand numerous sugar cane fields, to the right one dream beach after another. The wind blew around our ears and the sun burned from the sky.

It is already confusing to see cows in the Caribbean, guarded by white birds. It is even more curious to hear the cows, and at the same time watch a whale mother and her baby blowing air on the surface. We approached with Junior closer to the whale family and noticed that they were actually watching us and not vice versa. We found ourselves no further than in about 100 meters distance. We did not dare to go forward, because the two of them were playing hide-and-seek. It was a wonderful encounter full of emotions. A few days later, we saw the tail fin of a Wales hit hard on the surface of the water, and when we arrived on the island of Les Saintes, we saw once again a large band of whales. These were always very impressive moments.

We visited our friend Nadine in Saint-François on Grande-Terre. She spent several weeks of vacation in her former home in Guadeloupe. Together we sailed to the islands of Les Saintes and dropped the anchor behind the small Îles de Cabrit, where we spent 4 days in good mood in the sun. A real stroke of luck, as we found out the next day when we explored the island. In addition to a nice snorkel spot, where the association "Kay an nou" with electricity connections, allows the coral stock to grow faster, the island offers from its heights great views over the entire archipelago to Guadeloupe. Numerous goats and chickens strayed over the island and were our faithful companions on our excursion. Also the much larger neighboring island with its numerous cafes and pubs directly at the water as well as the beautiful sandy beaches pleases us very much. Only the tourists drowned with fast ferries from the nearby Guadeloupe disturb somewhere the idyll - but we are also "only" tourists, so we do not want to complain. We met our buoy neighbor Remy Noel, who believe it or not, was also our neighbor in Switzerland, because his journey started in Nyon. What a coincidence Remy is a good friend of René Challande, whom we met some time ago in Martinique (see article: yeah man)

The adventure life on the sea inspired Nadine so much that she already felt as captain of her future boat, after which she was looking for immediately. Lolo and I sailed back to Martinique where we expected our next guests.

© 2015 by Isolablue created with Wix.com  

All pictures on this internet site are the property of Isolablue