10'000 Miles

C’est le 11 mai 2017 que nous avons franchi la barre des 10’000 miles nautiques (ou 18'520 km) parcourus à bord d’Isolablue. Le compteur affichait 2600 miles après nos galops d’essai de 2015 en Méditerranée et en moins d’une année nous en rajoutons 7400 de plus. OK, traverser la petite tâche bleue sur la carte qui sépare le continent européen des Amériques, ça aide !

Peut être est-ce difficile à croire, mais j'ai le sentiment que nous avons quitté le port de Saint-Mandrier-sur-Mer depuis plusieurs années déjà. Pour nous le temps s’écoule autrement, bien plus lentement que dans nos existences précédentes. Voyager à la voile, glisser lentement sur les océans, est en totale contradiction avec le rythme effréné « bouchons - boulot - consommation » imposé par notre mode de vie moderne et mondialisé. Exactement ce dont nous rêvions et une année après, nous ne regrettons pas notre changement de vie. Avoir le temps pour les rencontres et la découverte s’avère être une délicieuse richesse dont nous nous délectons au quotidien.

Au mouillage à Saint Anne en Martinique, nous avons rencontré Heike et Hardy un très gentil couple d’allemands qui navigue depuis plus de 15 ans et depuis 2 ans sur un catamaran identique au notre, surveillé par Simba le chien, aussi impressionnant que gentil. On se promet de nous retrouver sur la route du sud.

S’ensuit le traditionnel nettoyage et avitaillement pour nos invités des 10 prochains jours. Nous sommes toujours heureux de nous approvisionner dans les iles françaises qui proposent un riche assortiment de fromages, yogourts, fruits et légumes. L’idée d'une Caraïbes qui regorge de fruits et légumes exotiques est un peu erronée. Certaines îles n’ont pas d’eau et dépendent de la saison des pluies, d’autre sont plus sur la monoculture comme par exemple la canne pour le rhum dont nous ne nous plaindrons point. Par contre les prix y sont souvent deux à trois fois plus cher qu'en Europe.

Caroline (la cousine de Lolo) et Eric son mari, accompagnés d’Aline et Philippe, ont passé neuf jours à bord. Après un stop à St Anne pour une première baignade nous voilà en route pour la Soufrière de St Lucie. Après le traditionnel « welcome to Paradise » qui est certainement inculqué aux boat boys depuis l’école enfantine, nous prenons une bouée au bord de la plage Malgré-Tout, située juste sous les pitons. Un décor tout simplement époustouflant surtout maintenant en basse saison. Après d’âpres négociations, on se décide pour le tour : stop au volcan, bain de boue et visite des sources d’eau chaude.

Au pied du petit Piton, Eric et Lolo ont fait plusieurs plongées dont une de nuit. Ceux restés sur le bateau pouvaient les suivre en observant la lumière de leurs phares illuminer la mer. Même Philippe qui n’avait plus plongé depuis des années à cause de problèmes d’oreille, s’y est remis. Voir son sourire au retour en surface confirme le succès de l’opération ! En journée, le stand-up paddle est la star des activités nautiques. Chacun s’y essaie. Tout d’abord de manière traditionnelle, soit debout sur la planche avec une pagaie, puis assis dessus tracté par l’annexe ce qui donne une sorte de rodéo marin provoquant de nombreux cris et rires en sautant sur les vagues.

Retour en Martinique à Grande Anse pour nager avec les tortues et plonger. Puis direction St Anne pour faire une ballade vers les salines. Lors de ce trajet, nous avons eu la chance de croiser la route d’un immense banc de dauphins. Plusieurs dizaines et de nombreux bébés ! ils nous ont accompagné pendant plus de 40 minutes suscitant une ambiance de folie sur le pont. Nos cris et sifflements rythmant chacune de leurs cabrioles, nous étions tous comme hypnotisés par ce merveilleux ballet..

La ballade des salines de St Anne se fait par un chemin bien ombragé. Ici, nous voyons beaucoup de crabes rouge vif qui disparaissaient rapidement dans leurs trous sous terre dès que nous sommes trop près ou escaladent les racines rouges et noueuses d'énormes gommiers. Pendant ce temps le ciel nous concocte un bon gros grain signalant le début de la saison des pluies. Mais cette brève averse torrentielle ne nous empêchera pas de nous baigner avant de rejoindre le petit resto des salines sous un ciel lumineux. Nous avons apprécié les spécialités culinaires locales. Certains locaux festoyaient sur la plage entre les arbres. Sous des bâches tendues sont installés tables, chaises, glacières, barbecue et bien entendu le générateur pour alimenter l’incontournable sono qui balance ses watts à fond.

Puis vient le temps des au revoir et l’on souhaite bon retour à nos visiteurs. En retournant sur le ponton de la marina du Marin, nous tombons sur Jaques notre vieil ami et capitaine de Ti Baloo, que nous avions rencontré au Cap-Vert. Et faisons la connaissance d’ Alex, encore un marin suisse, qui navigue sur No Stress, un Amel 54.

A partir de Juin cap au sud afin de sortir de la zone cyclonique. La sécurité avant tout et comme c’est notre première saison dans la région nous avons décidé de descendre à Trinidad réputée être hors zone à risque.

Sur la route nous nous arrêtons à nouveau dans les Tobago Cays pour y passer des jours paisibles. Il y dix fois moins de bateaux qu’en haute saison alors on profite vraiment de ce paysage de rêve. Tortues, eaux turquoise, soleil et barbecue sur la plage organisé par Kojak et son épouse Aquila. Nous les retrouvons sur l’ile de Union où nous devons annoncer notre sortie du territoire de St Vincent et des Grenadines. Après nous avoir gentiment amener à l’aéroport pour retrouver l’officier des douanes que l’on attendait vainement au port, ils nous ferons visiter toute l’île en voiture. Le soir nous mangerons tous ensemble au restaurant Bougainvilla à Clifton.

Notre voyage se poursuit vers Tyrrel Bay à Carriacou où nous re-croisons nos amis Heike et Hardy avant la poursuite de leur voyage vers Grenade. Plusieurs bateaux voisins se sont réunis au coucher du soleil dans un bistrot le long de la route de la plage pour une jam session entre rock, reggae et karaoké. Lolo était bien sûr invité à révéler ses compétences musicales et nous avons passé une merveilleuse soirée au milieu de cette joyeuse bande.

Après la dernière baguette et la fin d’autres ingrédients de « luxe » de la semaine dernière, la boulangerie du bord est remise en service. Une période d’autonomie est annoncée sur Isolablue, mais les placard sont toujours plein à ras bord, et nous n’aurons pas besoin de sillonner le sud des Caraïbes pour acheter du cheddar (choix pas toujours au top niveau fromage). En bref: les amis sont autour de nous, les gens sont très amicaux, le réfrigérateur est plein, le soleil brille, la vie s’écoule facilement et heureusement. Nous vivons un bonheur harmonieux.

Ich kann es immer noch nicht glauben, am 11. Mai 2017 feierten wir 10’000 Seemeilen (oder 18’520 km) im Kielwasser der Isolablue. Während unserer Testreise im Mittelmeer 2015 erreichten wir etwas über 2’600 Seemeilen und seit unserer Abreise von Südfrankreich Mitte Juni 2016 ging es gewaltige 7’400 Seemeilen voran. OK, die Überquerung des kleinen blauen Fleckes auf der Landkarte, welcher den Europäischen- vom Amerikanischen Kontinent trennt, hilft gewaltig! Vielleicht ist es schwer zu glauben, doch ich habe das Gefühl, dass wir bereits seit einigen Jahren den Hafen von Saint-Mandrier-sur-Mer verlassen haben. Die Zeit verläuft langsamer und dies ist genau was wir mit unserer Lebensänderung gesucht haben. In unseren vorherigen Leben wurde alles zur Routine und da rasten die Tage und Wochen nur noch dahin. Unser Traum, unter den Segeln Reisen und langsam über die Meere gleitet ist in völligem Widerspruch zum hektischen « Schlangenstehen- Arbeitsstress - Konsumieren » was vom modernen, globalisierten Leben aufgedrängt wird. Trotzdem realisierten wir unseren Traum und ein Jahr später, bereuen wir keine Minute von unserem neuen Lebensstiel. Das Schönste ist mehr Zeit für Begegnungen, Entdeckungen und vor allem füreinander zu haben und dies ist unbezahlbar.

In Saint Anne ankerte ein identischer Katamaran wir Isolablue gleich neben uns und wir machten die Bekanntschaft von Heike und Hardy. Ein sehr nettes, deutsches Pärchen das bereits seit 15 Jahren die Ozeane bereist. Seit einigen Monaten wir der Privilège « Galerie 2 » von ihrem beeindruckenden wir lieben Hund Simba überwacht. Wir versprachen uns weiter im Süden wieder zu sehen.

Es folgte die traditionelle Reinigung und Provisionseinkäufe für unser bevorstehende Gäste, welche wir 10 Tage später in Martinique erwarteten. Wir freuten uns über das von französischer Hand unterstützte und inzwischen ungewohnt reiche Angebot an Frischware. Zu den Dingen, die wir schon lange nicht mehr hatten, gehörte eine reiche Käseauswahl, Joghurt, Avocados und eine breite Obst-und Gemüseauswahl. Die Vorstellung von einer Karibik voller exotischem Obst und Gemüse, erwies sich oft als falsch. Einige Inseln haben kein Wasser und sind abhängig von der Regenzeit, vieles muss über teilweise lange Wasserwege angeliefert werden. Monokulturen beherrschen die Landwirtschaft wie z.B. Zuckerrohr für den Rum, worüber wir uns natürlich nicht beklagen. Der Nachteil befindet sich im Preis, die Produkte sind oft zwei- bis dreimal so teuer wie in Europa.

Caroline, (Lolo’s Cousine) ihr Mann Eric, begleitet von Aline und Philippe verbrachten 9 Tage an Bord von Isolablue. Die Reise brachte uns noch einmal in die malerische Bucht Sufriere auf St. Lucia. Wir werden mit einem traditionellen « welcome in Paradise » begrüsst. Diese Grussform für Touristen müssen die Kinder sicherlich bereits in der Schule erlernen. Der Blick von unserem Ankerplatz aus auf die beiden ‚Pitons‘ (Bergkuppen vulkanischen Ursprungs) waren einfach überwältigend. Wie zwei Zuckerhüte thronen sie über der Bucht. Die Boat-boys, die hier eine lässige Freundlichkeit an den Tag legen, ohne den Hang zum Betrügen ganz vertuschen zu können, sind irgendwie sympathisch und lassen mit sich reden. Geschäftstüchtig zischen sie hin und her quer über die Bucht und organisierten eine Vulkan-Wasserfall-Besichtigung für unsere Gäste. ………

Lolo und Eric machten mehrere Tauchgänge nach dem Sonnenuntergang am Fusse des kleinen Pitons. Vom Boot aus konnten wir in der Dunkelheit nur noch die Strahlen der Taschenlampen-Beleuchtungen beobachteten. Auch Philippe versuchte zu tauchen, da er wegen Ohrenproblemen seit einigen Jahren sich nicht mehr dazu getraut hatte. Sein breites Lachen als er wieder an die Wasseroberfläche kam bestätigte, dass der Tauchgang ein Erfolg war. Tagsüber wurde das Stand-up-Paddle zur grossen Attraktion. Zuerst versuchte jeder eine Runde um Isolablue zu paddeln ohne ins Wasser zu fallen. Danach wollten alle Paddle-Ski machen, das heisst eher Paddle-Sitz-Ski: Junior zog sausend einen nach dem andern sitzend auf dem Paddle herum. Da hörten wir Gekreische, Geschrei und Gelächter von der- oder demjenigen der gerade ein Paddle-Rodeo machte, denn Junior sauste immer schneller und schneller über die Wellen daher.

Die letzten Ferientage unserer Gäste verbrachten wir in Martinique und so ging es auf nördlich durch den Saint-Lucie Kanal. Während der Navigation begleitete uns eine riesige Gruppe von Delfinen, darunter auch mehrere Delfin-Babies, während mehr als 40 Minuten. Eine erstaunliche Atmosphäre herrschte an Deck. Wir alle schrieen und pfiffen wie verrückt während die Delfine ununterbrochen in die Luft sprangen. Welch ein wunderbares, hypnotisierendes Ballett wurde uns offeriert und wir hatten das Gefühl einer fröhlichen Gemeinsamkeit.

In Grande Anse schnorchelten wir mit Meeresschildkröten und marschierten durch das Dschungelwäldchen über der Küste von St. Anne. Hier beobachten wir viele bunte grellrote Krebse, die schnell in ihren Bodenlöchern verschwanden, sobald wir ihnen zu nahe kamen, stiegen über knorrige rote Wurzeln von gewaltigen Gummibäumen, während sich über uns am Himmel dunkle Wolken zusammenbrauten und einen waschechten karibischen Regenguss erwarten liess. Doch dies bisschen Wasser scheute uns nicht im Meerwasser zu baden bevor unser Spaziergang uns, wieder unter strahlendem Himmel, in die Salines brachte mit ihrer wunderschönen Bucht. Wir genossen hier einheimische kulinarische Spezialitäten. Die Einheimischen feierten am Strand zwischen den Bäumen, sie hatten riesige, vorsorglich mit Planen überdachte Zeltstädte aufgebaut, jeder mit eigenem Familiengrill und Generator für laute Musikunterhaltung.

Wir verabschiedeten uns von unseren Gästen und wünschten ihnen einen guten Heimflug nach Frankreich. Im Hafen Le Marin trafen wir Jaques, unseren Freund und Kapitän von Ti Balo, welchen wir auf den Kapverdischen Inseln kennen gelernt hatten. Eine neue Begegnung war Alex, ein Schweizer der auf seinem Amel 54 « No stress » die Karibik umsegelt.

Anfangs Juni steuerten wir Richtung Süden. Von hier aus werden wir die kleinen Antillen verlassen, seit über 5 Monaten tingeln wir nun von einer Antillen-Insel zu anderen. Wir haben hier wunderschöne Orte gefunden, liebe Menschen (und nicht nur andere Segler) kennengelernt, Abenteuer erlebt und Landschaften von so großer Schönheit entdecken dürfen dass wir diese Eindrücke für immer in unseren Herzen tragen werden. Jetzt heisst es Isolablue während der Zyklon-Saison in Sicherheit bringen.

Auf dem Weg hielten wir in den Tobago Cays wo wir geruhsame Tage verbrachten. Es sind weniger Schiffe hier als üblich, wir ankerten im türkisblauen Wasser und liessen uns die Sonne auf den Bauch scheinen. Als wir in Union Island ausklarierten trafen wir Kojak und seine Frau Aquila. Kojak kannten wir bereits seit einigen Monaten, er serviert uns jedes Mal Langusten und sonstige Spezialitäten am Strand von Petit-Bateau in den Tobago Cays. Er machte sich eine Ehre uns die ganze Insel zu besichtigen und wir luden die beiden am Abend zum Nachtessen im Restaurant Bougainvilla in Clifton ein.

Unsere Reise ging weiter in die Tyrrel Buch in Carriacou wo wir seit langem wieder zu zweit tauchten. Hier fanden wir noch einmal unsere Freunde Heike und Hardy bevor ihre Reise weiter nach Grenada ging. Mehrere Nachbarboote versammelten sich bei Sonnenuntergang in einer Strandbeiz und organisierten eine Art Jam Session, Amateurkonzert und Karaoke. Lolo wurde natürlich eingeladen seine Musikkünste preiszugeben und wir verbrachten einen wunderschönen Abend in der Mitte von dieser Rasselbande.

Nachdem der Baguette- und sonstige Lebensmittel-Luxus der letzten Wochen nun vorbei ist, wird die Board-Bäckerei wieder in Betrieb genommen, und Selbstversorgung ist auf Isolablue angesagt, aber der Vorratsschrank ist immer noch randvoll, und wir müssen noch keinen südkaribischen Einheits-Cheddar kaufen. Kurz zusammengefasst: Freunde sind um uns, die Einwohner sind sehr freundlich, der Kühlschrank ist voll, die Sonne scheint, das Leben fließt einfach und vergnügt dahin, wir fühlen uns pudelwohl.

I still can not believe it, on 11 May 2017 we celebrated 10'000 nautical miles (or 18,520 km) on bord of Isolablue. During our test trip in the Mediterranean in 2015, we reached a little over 2,600 nautical miles, and since our departure from southern France in mid-June 2016, we added another 7,400 nautical miles on top. OK, the crossing of the small blue spot on the map, which separates the European from the American continent, helps enormously! Perhaps it is hard to believe, but I feel that we have been leaving the port of Saint-Mandrier-sur-Mer for several years. For us, time flows differently, much slower than in our previous lives. In our previous lives, everything became a routine, and the days and weeks just went away. Our dream of sailing under sails and slowly gliding over the seas is in complete contradiction to the hectic « traffic jam-work-consumer society" which is imposed by modern, globalized life. Nevertheless, we realized our dream and a year later, we do not regret a minute of our new lifestyle. The best thing is to have more time for encounters, discoveries and above all for each other and this is priceless.

At anchor in Saint Anne in Martinique an identical catamaran was just next to us and we met Heike and Hardy. A very nice German couple who have been traveling the oceans for 15 years and since 2 years on their Privilège «Galerie 2». Since some months, their lovely and impressive dog Simba is watching out on dock. We promised to see each other again in the South.

There followed the traditional cleaning and purchases for our upcoming guests, which we expected 10 days later. We were happy about the French-supported and now unusually rich range of fresh produce. Among the things we had not had for a long time was a rich cheese selection, yogurt, avocados and a wide selection of fruits and vegetables. The idea of ​​a Caribbean full of exotic fruits and vegetables, often proved wrong. Some islands have no water and are dependent on the rainy season, much of which has to be delivered over long waterways. Monocultures dominate agriculture, e.g. Sugar cane for the rum, which of course we do not complain about. The disadvantage is in the price, the products are often two to three times as expensive as in Europe.

Caroline, (Lolo's cousine) and her husband Eric, accompanied by Aline and Philippe spent 9 days aboard of Isolablue. The journey took us once again to the picturesque Sufriere Bay in St. Lucia. After the traditional "welcome in Paradise » greetings for tourists, which is certainly inculcated to the boat boys since the infant school, we take a buoy at the edge of the beach Malgré-Tout under the pitons. The view from our anchorage to the two 'pitons' (mountain dummies of volcanic origin) were simply overwhelming. Like two sugar hats, they are thrones over the bay. The boat-boys, who show a casual friendliness here without being able to conceal the tendency to deceive, are somehow sympathetic. Businesslike, they hissed back and forth across the bay and organized a volcano waterfall visit, mud bath and hot springs for our guests.

At the foot of the little Piton, Eric and Lolo made several dives after sunset and those who stayed on the boat could follow them by observing their flashlights illuminating the sea. Even Philippe who had not dived for years because of ear problems, has recovered. Seeing his bright smile on the surface confirmed the success of the dive. During the day, the stand-up paddle became a big attraction. First, everyone tried to paddle around Isolablue without falling into the water. Afterwards, everybody wanted to do paddle-ski, in fact it was more paddle-seat-ski: Junior pulled in full speed one by one sitting on the paddle. Then we heard cries, and laughter from the person who was jumping on the waves like a marine rodeo, because Junior was getting faster and faster across the waves.

We spent the last holidays of our guests in Martinique and so we went north through the Saint-Lucie canal. During the navigation accompanied us a huge group of dolphins, including several dolphin babies, for more than 40 minutes. An amazing atmosphere prevailed on deck. We all cried and whistled as crazy as the dolphins jumped in the air. What a wonderful, hypnotic ballet was offered to us, and we had the feeling of a cheerful community.

We swam with sea turtles in Grande Anse and marched through the jungle woods over the coast of St. Anne. Here we saw a lot of brightly colored shrimp crabs that quickly disappeared in their bottoms when we came too close to them. They rose over gnarled red roots of huge gum trees, while dark clouds collapsed above us in the sky and a washed Caribbean rain shower was expected. But this little bit of water did not shy away from bathing in the sea before our walk continued under a bright sky, brought us to the Salines with its beautiful bay. We enjoyed local culinary specialties here. The locals celebrated on the beach between the trees, they had huge, tensed tarpaulins. Every family had its own grill and generator for loud music entertainment.

We said good-bye to our guests and wished them a good trip to France. Returned to the pontoon of the marina Le Marin, we met Jaques, our friend and captain of Ti Balo, whom we met in the Cape Verde Islands. A new encounter was Alex, another Swiss sailor who travels on his Amel 54 "No stress".

At the beginning of June we headed south direction Trinidad, escaping the hurricane zone. We sailed trough the Antilles, for more than five months now from one island to another. We have found wonderful places, met people (and not just other sailors), experienced adventures and discovered landscapes of such great beauty that we will bear these impressions forever in our hearts.

On the way we stopped again in the Tobago Cays where we spend peaceful days. There are ten times fewer boats than in high season so you really enjoy this dream landscape. Turtles, turquoise waters, sun and barbecue on the beach organized by Kojak and his wife Aquila. We find them on the island of Union where we must announce our departure to customs and immigration from the territory of St Vincent and the Grenadines. After gently bringing us to the airport to find the customs officer, for which we were waiting in vain at the port, Kojak made us visit the whole island. In the evening we invited them at the Bougainvilla restaurant in Clifton.

Our journey continued to Tyrrel Bay on the island of Carriacou where we meet our friends Heike and Hardy before they continued to travel to Granada. Several neighboring boats gathered at sunset in a bistro along the beach and organized a kind of jam session, between rock, reggae and karaoke. Lolo was of course invited to reveal his musical skills and we spent a wonderful evening in the middle of this joyful band.

After the last baguette and the end of other "luxury" ingredients from the past few weeks, the board bakery was put back into service and a period of self sufficiency was announced on Isolablue. However, the storage cabinets are still full and we didn’t need to buy cheap cheddar cheese. In short: friends are around us, people are very friendly, the refrigerator is full, the sun is shining, life flows easily and happily. We live a harmonious happiness.

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